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L’édito du TC par Roger Hillel. Deux sommets au plus bas

Le sommet du G7 s’est tenu samedi dernier en Sicile réunissant les chefs d’État et de gouvernement des sept premières puissances capitalistes mondiales, États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Canada, Italie, Japon. Ce G7, créé en 1975, n’a aucune légitimité internationale. Il n’est plus que la survivance d’un monde ancien dont l’interminable agonie entraîne les peuples dans l’insécurité sur tous les plans et dans la permanence des conflits meurtriers. Quelques jours plus tôt s’est tenu le sommet de l’OTAN. Donald Trump s’y est imposé face à un aréopage d’États qui veulent malgré tout conserver une part de leadership sur tous les autres pays du monde. Toute autre lecture de leurs désaccords internes ne conduirait qu’à de sérieux déboires. Ils ne contestent pas la stratégie du président étasunien, ils veulent seulement avoir une part du gâteau. D’ailleurs, il a aisément obtenu qu’ils portent d’ici 2024 leur budget défense à 2% de leur produit intérieur brut (PIB). C’est que le commerce des armes rapporte gros, mais ils refusent que l’allié américain en soit le principal pourvoyeur. Pas plus qu’ils ne l’ont contesté lorsqu’il est venu déclarer à ce sommet « L’Otan du futur doit se concentrer sur le terrorisme et l’immigration et sur les menaces de la Russie sur les frontières Est et Sud de l’Otan ». Ils s’arrangent entre eux pour contourner les institutions multilatérales en particulier l’ONU, régler la question d’accords militaires à la carte et passer sous silence leur responsabilité dans leurs alliances opportunistes au Proche et Moyen-Orient avec des puissances régionales qui sont des soutiens actifs des groupes djihadistes. Quant aux divergences sur le climat, c’est une diversion. Ce n’est pas au G7 qu’il revient d’assurer le respect et la mise en œuvre des engagements stipulés dans la résolution de la COP 21. Ce sont les dirigeants des 195 pays signataires qui en sont comptables devant l’Assemblée générale des Nations unies. Qu’on ne s’y trompe pas, G7 et Otan n’ont rien à faire des catastrophes naturelles et humaines qui se multiplient sur la planète. Pour preuve, à la réunion du 27 mai à laquelle le G7 avait convié les dirigeants de l’Éthiopie, du Kenya, du Niger, du Nigéria et de la Tunisie, ils se sont contentés de réitérer leur déclaration d’intention de 2015 sur le développement durable, et leur promesse de régler la famine au Soudan et au Yémen, et la malnutrition d’ici 2030. La réalité, c’est que ce sont, encore et toujours, les peuples, les réfugiés et les migrants qui font les frais de ces rencontres.

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