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2ème circonscription des Pyrénées-Orientales. Pascal Egido répond aux questions de l'Indépendants

L’indépendant. Présentez-vous, vous et votre mouvement en quelques mots.

Pascal Egido. Je suis militant communiste depuis 30 ans. Je suis implanté sur cette circonscription et je représente le parti qui a toujours été au plus près de la population de ce département.

L’indépendant. Faut-il réformer le code du travail ?

Pascal Egido. Oui si c'est pour enlever toutes les exceptions qui se sont accumulées depuis plusieurs décennies. Si c'est pour casser la protection des travailleurs, non, j'y suis opposé. Je ne me fais aucune illusion. Si c'est pour aller aussi si vite par des ordonnances c'est pour casser la protection des travailleurs. Casser le code du travail, c'est aller vers une société qui ne sera pas au bénéfice des travailleurs de ce pays.

L’indépendant. Comment accueillir les migrants ?

Pascal Egido. Le plus dignement possible, c'est pour moi une question primordial. Je suis un enfant de la Retirada. Je suis de la première génération née en France. On n'a pas le droit de traiter les gens comme ça. On a su accueillir 500.000 immigrés juste avant la guerre alors que la France n'était pas au mieux. Aujourd'hui, on a les moyens de les accueillir un peu mieux. Vivre sainement dans un environnement de misère, c'est impossible. On ne peut pas les remettre à la mer, on ne peut pas faire autrement que les accueillir. Après, on les parque, ça crée des maladies. C'est contraire à nos valeurs et les accueillir avec des centres conformes à nos valeurs.

L’indépendant. Comment l'Etat peut-il aider les agriculteurs ?

Pascal Egido. Il faudra faire des agricultures de proximité. Il faut les défendre, créer les moyens qu'ils s'en sortent. Le but n'est pas qu'ils perçoivent des aides. Ils doivent vivre dignement de leur travail. On ne peut pas se projeter vers l'avenir si on vit d’aides. Rien ne sert de faire venir des tomates d'Espagne alors qu'on en a assez localement.

L’indépendant. Que pensez-vous de la proposition budgétisée du maire de Montner, M. Barbaro, de construire, dans sa commune, des caves particulières pour des vignerons avec l'argent public ?

Pascal Egido. Cela semble bizarre comme ça. J'aimerai avoir les détails du projet. S'il faut sauver l'emploi des viticulteurs, je suis pour. Si c'est juste pour faire un cadeau aux agriculteurs, je suis contre. J'ai des projets comme une maison des vins où les viticulteurs pourraient y vendre leurs vins. Il faut faire de ce département autre chose que les plages et une succession de campings.

L’indépendant. Quel est selon vous le meilleur atout de votre circonscription ?

Pascal Egido. C'est ma circo, et c'est la plus belle. On a la mer, la vigne... C'est un atout pour le tourisme pour faire autre chose que cette station balnéaire où les gens viennent depuis 30 ans sans connaître au-delà de Claira… Pour attirer les gens vers l'arrière pays, il faut des transports pour emmener les vacanciers.

L’indépendant. Quels sont les handicaps de cette circonscription ?

Pascal Egido. D'avoir tout donné au tourisme de masse. Une forme de tourisme qui ne nous correspond pas. Ce n'est pas qualitatif alors qu'on a de quoi faire des choses magnifiques.

L’indépendant. En quelques mots, qu'est ce que vous pensez apporter à votre circonscription ?

Pascal Egido. J'ai des projets de développements. Je peux apporter de nouveaux projets. On est surpris de voir qu'il y a plein de nouvelles petites entreprises. On peut faire plein de choses. Relancer une économie locale. Il y a beaucoup à faire. Il faut tenter de nouvelles choses. Je veux être un rempart. Cela fait des décennies que ce département est attaqué. Je connais cette circonscription par coeur.

L’indépendant. Sur la "2", il y a le risque FN. Quel est votre sentiment ?

Pascal Egido. Il faut lutter. Je lutterai corps et âme. Je ne laisserai pas cette circonscription au compagnon de Marine Le Pen. Il ne siège jamais au conseil municipal de Perpignan. C'est un parachuté et il ne nous connaît pas. C'est un danger qu'il fera courir à la population de cette circonscription qui n'a vraiment pas besoin de cela.

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