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L’édito du TC par René Granmont. Dimanche, pensez au droit du travail !

Après les révélations faites par Le Parisien et Libération sur le contenu des ordonnances que le gouvernement entend publier concernant le droit du travail, l’emploi et la protection des salariés et des chômeurs, les choses ont au moins le mérite d’être claires. Même si l’entourage gouvernemental a vaguement démenti les annonces faites dans la presse.

Comment ne pas voir dans la consultation récente des syndicats une simple mise en scène dont les actes sont écrits d’avance ? Il y a quelques jours, le président de la République recevait les dirigeants des confédérations syndicales… Mais déjà, en aparté, le nouvel occupant de l’Élysée s’amusait de ne leur avoir rien dit en vérité. Et mardi dernier, le Premier ministre comme la ministre du Travail sont restés bien vagues sur le contenu précis des mesures qu’ils entendent faire passer par ordonnances.

Concernant le Code du travail, c’est un formidable retour en arrière qui est programmé. Emmanuel Macron souhaite étendre l’inversion de la hiérarchie des normes à quasiment tous les domaines. Avec un tel texte, le Medef et les forces les plus régressives obtiendraient la mort du contrat de travail, renvoyé aux accords d’entreprises, accompagné des vieilles revendications du patronat sur la durée du travail, la santé et la sécurité des salariés, les salaires… Ce serait la porte ouverte à un dumping social féroce dont les salariés seraient les seules victimes.

Et pour que tout cela puisse s’appliquer sans résistance, quoi de plus simple que de réduire le rôle des syndicats? D’où la volonté de réduire les instances représentatives du personnel et d’opposer les référendums organisés par les employeurs aux choix des organisations syndicales.

Enfin, le gouvernement veut fixer un barème qui établirait des montants maximum et minimum à verser aux salariés en cas de licenciement abusif, mesure réclamée par les employeurs et le Medef mais retoquée par le Conseil constitutionnel et qui était réapparue dans la loi El Khomri, avant d’en disparaître face à la forte mobilisation.

Sous le vernis « d’une évolution radicale pour créer une meilleure fluidité du marché du travail », ce que veut faire passer le « moderne » Macron, c’est, pour les salariés, le retour au temps des tâcherons et des maîtres des forges du XIXe siècle.

Il y a donc urgence à s’opposer résolument à cette contre-révolution réactionnaire. Et pour dire non aux projets « macroniens » : votez pour les candidat(e)s présenté(e)s par le PCF qui se sont dressé(e)s vent debout contre cette vision du droit du travail et se sont prononcé(e)s en faveur d’un code du travail du XXIe siècle.

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