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L’édito du TC par Jacques Pumaréda. « Il faut que tout change pour que rien ne change »

Méditons cette phrase de Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans le roman « le Guépard » dont Visconti s’inspirera pour le superbe film du même nom. Nous sommes en 1860 en Sicile et c’est en effet par cet échange entre le Prince de Salina (Burt Lancaster, magique) et son neveu Tancrède (Alain Delon bien mis en scène par Visconti) que commence le film. Le Prince Salina a eu les yeux ouverts par son neveu, il admet que sa classe d’aristocrates, de Guépards, fauves insoumis que l’on ne soumettra jamais, n’est pas porteuse d’avenir. L’avenir appartient aux nouveaux riches, aux hommes d’argent, aux « hyènes » - lesquelles vivent sur le cadavre des autres. En l’occurrence, il fallait que l’aristocratie italienne accepte une forme de révolution, accepte de perdre apparemment son pouvoir, pour mieux conserver la réalité de celui-ci.

Certes nous ne sommes plus en 1860 mais l’opération qui vient de se dérouler en France participe de ce tour de passe-passe. On veut nous faire croire au changement : nouveau Président au sourire ravageur, nouveaux Députés humbles et serviles, on efface d’un coup d’éponge magique le passé récent du nouveau président alors ministre du sieur Hollande et voilà comment par la vertu d’un mot et de quatre dimanches d’élections, Mac Macron a réussi la démonstration absurde qu’on peut réactiver par les urnes un système moribond. N’est pas Garibaldi qui veut, et voilà que patatras, les affaires Ferrand, Bayrou, De Farnese, Goulard démissionnés du gouvernement rappellent fâcheusement les pratiques du passé. Vous avez dit « changement » ?

De cette séquence électorale, il ne faut pas oublier qu’est né à gauche un espoir de transformation sociale conséquent. Le centre de gravité de la gauche redevient le pôle de transformation radicale de la société. Certes des crispations et des rigidités ternissent cette dynamique, mais comme disait Malraux : « la gauche n’est rien si elle n’est pas une grande voix collective ». Malgré un scrutin antidémocratique, 29 Députés de combat sont à pied d’œuvre pour contrer les projets néfastes du président de la République et du gouvernement. Dans la rue, l’action des salariés et des citoyens sera déterminante pour la défense des protections sociales. L’immense chantier de la reconstruction d’une perspective de gauche pour la France demeure le sujet central. Ces questions irrigueront la fête du Travailleur Catalan les 30 juin et 1er juillet, vous y êtes tous les bienvenus.
 

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