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Éventuelle clandestinité des dirigeants catalans. Il y a des choses avec lesquelles il ne faut pas plaisanter

L’affaire est trop sérieuse pour que l’on donne du grain à moudre à ceux qui voudraient la tourner en dérision. Je ne veux pas diviser le camp de ceux qui pensent que l’État espagnol a mal agit et continue de mal agir à l’égard de la Catalogne, de ses institutions, de ses élus, de ses citoyens… et qui comme moi pensent que le comportement autoritaire, limite fasciste de Mariano Rajoy, de son gouvernement et de leurs alliés de droite et même dits de gauche est inadmissible.

Mais je suis persuadé que dans l’affaire de la Catalogne, il faut se garder de se faire valoir ou mousser sur le dos des véritables héros de l’histoire. C’est à dire de celles et ceux, catalans du sud, qui subissent violences, répression et oppression. Cela a été le cas avec les urnes et les bulletins de vote cachées et imprimés dans notre département. Ce sont ceux qui en ont fait le moins qui en parle le plus. Il ne faut pas que cela recommence aujourd’hui avec l’éventuelle « clandestinité » de dirigeants, responsables et personnalités de Catalogne sud. D’abord nous n’en sommes pas encore là et nous devons tout faire pour que cela n’arrive pas, en faisant pression sur le gouvernement espagnol pour ne pas commettre l’irréparable étant entendu que ce qu’il a fait depuis deux mois est totalement violent, antidémocratique et de nature à provoquer un chemin de non retour dans la tête des catalanes et catalans. Pression aussi sur l’État français et l’Europe.

Si Carles Puigdemont, Oriol Junqueras, Carme Forcadell et d’autres, doivent prendre le chemin de l’exil, la discrétion, l’humilité, une implication plus large de la Catalogne Nord seront de mises.

Je suis dirigeant d’un parti qui avant 1975, époque où le PCE et le PSUC étaient interdits dans l’Espagne franquiste, a organisé la vie et les réunions clandestines, le passage de la frontière de militants en fuite, parfois blessés, transporté de la propagande vers l’Espagne… Au vu de cette expérience, je peux dire que cette affaire doit rester confidentielle et qu’elle est trop sérieuse pour la transformer en je ne sais quelle aventure romantique dont quelques-uns ici veulent profiter pour jouer les chevaliers, permettant une nouvelle fois à une certaine presse de se moquer ou de tourner en dérision, la grave question catalane.

Nicolas Garcia

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