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Mélenchon tu fais quoi ?

Les nationalistes corses viennent de remporter haut la main le premier tour des élections territoriales de l’ile avec un score de 45% frôlant la majorité absolue. Un score historique des nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, mais pas surprenant tant la situation économique et sociale est détériorée. A gauche, après bien des péripéties une alliance (FI-PCF-EELV-ENSEMBLE, avait pris corps mais n’a pas été jusqu’au bout et pour cause Jean-Luc Mélenchon s’était opposé à une liste commune entre le PC et des militants de la France insoumise aux élections territoriales de Corse. Il n’y aura plus aucun élu pour porter dans cet hémicycle de la Collectivité unique de Corse une alternative de gauche, antilibérale et écologique cela malgré une belle campagne menée par les militantes et les militants de la Corse Insoumise, du Parti communiste français, de la Manca Alternativa et d’Ensemble a déclaré le PCF dans son communiqué…

Mais ce revers n’est semble t-il pas une défaite pour tout le monde, et la réaction de Jean-Luc Mélenchon dans un tweet plus destructeur que porteur d’enseignement, pose quelques questions : #Corse, le dégagisme c'est Simeoni. Bravo ! Macron sévèrement puni. Le FN ridiculisé. L'usurpation d'identité et la tambouille du PCF ont été durement sanctionnées. #territoriales2017. Quelques mots pour se réjouir d’une défaite de l’ensemble de la classe politique face à des nationalistes dont la sauce n’est pas meilleure mais qui remporte la mise. Mais alors une question vient ici instantanément #Corse où sont passés les insoumis? territoriales2017#. Ce n’est qu’un détail certes, mais la joie de Mélenchon contraste avec l’incompréhension qui s’est installé dans les esprits. Il aurait donc préférée la tambouille des nationalistes Siméoni et Talamoni à celle du PCF partisan du rassemblement. Une alliance qui a fait long feu certes mais en quoi peut-on se réjouir d’une telle situation au regard de ceux qui demain s’apprêtent à faire de la Corse leur instrument dans une Europe ultralibérale. Les mêmes idéaux politiques, les mêmes schémas économiques, les mêmes mains sur l’Ile de Beauté.

Là où le leader de la France insoumise est fort, c’est qu’il fait passer ses défaites pour des victoires et le « dégagisme » une perspective dans sa politique. Pour mémoire et sans comparaison car comparaison n’est pas raison, la question du rassemblement s’était aussi posée dans bon nombre de départements, au moment des législatives. Dans les Pyrénées-Orientales le « dégagisme » a aussi sévi. De quatre circonscriptions où la gauche aurait pu jouer les seconds tours, voire les premiers rôles, face au Front National et LREM, ce sont 3 députés LREM et 1 député du Front national qui siègent désormais à l’Assemblée Nationale. A défaut d’avoir la volonté de faire naitre une perspective, Ce n’est somme toute que la conséquence d’une stratégie, la sienne, il n’y a pas de quoi s’en réjouir.

Philippe Galano

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