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Jean-Luc Mélenchon en “maître Pulenda“ cède au vice de la “pulitichella“

Sur son blog Jean-Luc Mélenchon tente de justifier sa position hallucinante au soir du premier tour de l’élection territoriale. Il renouvelle son accusation fallacieuse à l’endroit du PCF coupable selon lui d’avoir usurpé l’appellation “Corse Insoumise“.

Fraîchement converti à l’idolâtrie du “siméonisme“ et de la performance “dégagiste“ des nationalistes, il en oublie que le PCF en Corse reste le Parti de la Résistance et de l’insurrection populaire, libératrice de 1943.

Ce Parti sur lequel il crache à satiété est celui des Jean Nicoli, Danielle Casanova, Dominique Vincetti, Gabriel Peri… Avec ses 100 ans d’existence et de combats émancipateurs au service du peuple et des travailleurs, il n’a aucunement besoin de chercher à s‘en excuser en jouant d’une étiquette politique d’emprunt.

Mais on imagine assez facilement, en lisant cette diarrhée verbale, un JLM, excité comme une puce, l’index accusateur, éructer son plaisir après l’élimination de la seule liste de gauche puisque lui, grand oracle politique et petit trublion de la génération Mitterrand, l’avait prédit.

Son choix désormais, il le définit au nom d’un “dégagisme partagé“ avec les nationalistes dont il dit avoir compris la logique après avoir eu une “rencontre amicale“ à Paris avec les 3 députés nationalistes.

“Car le dégagisme n’est pas toujours vide de contenu comme le rabâchent les esprits superficiels qui exècrent tout ce qui sort du cadre prévu“. Voila donc la pensée hautement philosophique du Matamore, pour le coup exécrable, qu’il devient de plus en plus en chevauchant sur les terres populistes jadis labourées avec la même faconde par Jean-Marie Le Pen.

Sa réflexion est d’autant plus superficielle sur la Corse qu’elle se situe dans les limites de sa vision opportuniste : les nationalistes ont recueilli 45% des suffrages exprimés dans un scrutin ou la moitie du corps électoral n’a pas voté mais voila ce sont eux qui ont raison.

Et cela l’autoriserait lui, le candidat toujours malheureux de la présidentielle, à soutenir sans se soucier de ce que pense les Corses eux-mêmes, la demande de négociation avec le gouvernement pour engager la Corse sur le chemin “de l’autonomie dans la République“ et pas plus comme cela lui a été dit.

Jean-Luc Mélenchon, qui par ses propos laisserait entendre qu’il a tout compris à la Corse, n’est donc pas préoccupé par le contenu de cette autonomie sans risque et ce faisant, il valide le statut de résident, le statut fiscal, l'affaiblissement de la solidarité nationale, la remise en cause de la laïcité ou l’élargissement du commando Erignac…

Pour étayer son argumentation, il avance de manière saugrenue, quelques inepties de plus régurgitées dans ses délires paranoïaques.

Selon lui, bon tireur dans le dos qu’il est, notre seule ambition dans cette élection difficile consistait à : “continuer la triste besogne vendue par la direction du PCF comme la bonne tactique. Sur 10 candidats : 7 communistes et 3 anciens communistes dont l’ancien secrétaire général du PCF en Corse, le tout dissimulé sous un rassemblement de sigles même les plus exotiques, et enrobé dans le grand bla bla contre « Paris et Mélenchon ». Bref, la tambouille.“

Sauf que sur la liste qu’il méprise tant, en la qualifiant de “piteuse équipe de bras cassés“, il n’y avait pas “d’ancien Secrétaire général du PCF en Corse“ parce qu’il n’y en a jamais eu. On pourra l’excuser de cette méconnaissance mais pas de son aveuglement colérique.

Effectivement nous sommes bien en mesure de comprendre “le moment politique et ce que la stratégie « fédérer le peuple » signifie“. Cela veut dire en "pensée gazeuse" : "en Corse, je veux préparer, avec les nationalistes, les prochaines européennes" et comme il ne se voit pas en “maître tambouille“ en cédant ainsi au vice de la “pulitichella“, on lui décernera volontiers le titre de “maître Pulenda“.

Michel Stefani
Secrétaire régionale de Corse du PCF

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