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Assurance chômage. Première négociation « à deux contre un »

Extension de l’assurance aux démissionnaires et indépendants, contrôle des chômeurs : de nombreuses divergences se sont exprimées hier entre patronat et gouvernement d’un côté et syndicats de salariés de l’autre.

« Vigilance » était le maître mot du côté des organisations syndicales tandis que se tenait hier après-midi, au siège du Medef, la première négociation dans la perspective de la réforme de l’Assurance chômage. Réforme qui concernera également les volets de la formation professionnelle et de l’apprentissage, et dont le projet de loi devrait intervenir au printemps.

Sur la forme c’est, comme à l’accoutumée, au pas de course que sera menée la concertation des partenaires sociaux puisqu’il est prévu qu’elle soit bouclée le 15 février. En tout et pour tout quatre rencontres, chaque jeudi, sont prévues d’ici là.

Et, in fine, le gouvernement ne retiendra que ce que bon lui semble.

« Vigilance » donc, mais pas pour les mêmes raisons, à la fois du patronat et des organisations de salariés. Ces dernières craignent d’une manière générale un recul des droits. La CFDT a ainsi évoqué « un vrai risque » en la matière. Comme d’autres syndicats, elle entrevoit un danger dans la suspension de la cotisation salariée -qui va de pair avec une hausse de la CSG- car « c’est cela qui garantit le caractère contributif du régime », estime-t-elle. « Un changement de philosophie », relève la CGT.

À l’issue de la rencontre d’hier, qui portait sur les démissionnaires, les indépendants et le contrôle des chômeurs, Denis Gravouil (CGT), affirmait : « Nous ne sommes pas pessi- mistes d’emblée mais pour l’instant nous sommes face à une proposition très très déséquilibrée car nous jouons à deux contre un. Le gouvernement est avec le patronat pour encourager la précarité, comme il l’a fait avec les ordonnances. » Selon lui, « il y a peut-être quelques petites choses à gagner pour les salariés démissionnaires mais pour tout le reste c’est un alourdissement des sanctions pour les chômeurs, c’est le danger de création de zones grises avec des droits minorés pour les indépendants. Pour l’heure il y a beaucoup plus de risques que de choses à gagner. »

Agnès Masseï (La Marseillaise, le 12 janvier 2018)

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