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Catalogne. Roger Torrent à la tête du Parlement

Première session parlementaire hier au cours de laquelle les indépendantistes ont emporté la présidence de la chambre.

Une nouvelle étape a été franchie hier par les séparatistes puisque c’est l’un des leurs, Roger Torrent, qui a été élu Président du Parlement avec 65 voix contre 56 (vote blanc des huit élus du groupe de gauche radicale Catalunya en Comu). À l’issue de cette première séance parlementaire depuis les élections du 21 décembre, les indépendantistes disposent également d’une majorité -de quatre membres sur sept- au sein du « bureau » de la chambre, instance qui fixe l’ordre du jour de l’assemblée.

Ces désignations ont eu lieu alors que trois Députés sont toujours emprisonnés pour « rébellion » ou « sédition » et cinq autres, dont Carles Puigdemont, en exil volontaire à Bruxelles. Dans son introduction, le séparatiste Ernest Maragall a d’ailleurs dénoncé l’attitude de l’État espagnol qui, selon lui, « humilie » et « punit » les Catalans.

Vers un nouveau blocage ?

Élu de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Député depuis 2012 et Maire de Sarrià de Ter, ville de 5.000 habitants proche de Gérone, le fief de Carles Puigdemont, Roger Torrent a affiché, à l’occasion de son investiture, sa volonté de « rechercher le dialogue et le consensus ».

C’est à lui qu’incombera la tâche de soumettre, au plus tard le 31 janvier, un candidat à l’investiture pour la présidence de la région. Tandis que le « bureau » validera ou non celle à distance de Carles Puigdemont. Une situation qui pourrait s’avérer ubuesque dans la mesure où ce dernier prévoit éventuellement de gouverner depuis Bruxelles. Car il risquerait en effet de se retrouver derrière les barreaux s’il décidait de rejoindre la Catalogne.

Aucun signe d’apaisement n’est pour l’heure venu de Mariano Rajoy. Le chef du gouvernement espagnol, campant sur ses positions, a de nouveau exprimé son refus d’une présidence régionale à distance. « Je contesterai le premier acte administratif », qui ira dans ce sens, a-t-il déclaré à des journalistes mardi. Ce qui aurait pour conséquence la saisine de la Cour constitutionnelle, gelant vraisemblablement l’investiture. Autrement dit : la gestion de la Catalogne reviendrait à Madrid. Bref, à une nouvelle situation de blocage.

La Marseillaise, le 18 janvier 2018

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le 18 janvier 2018

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