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L’édito du TC par Roger Rio. Sans foi ni loi

Pour le patron de Lactalis l’appât du gain vaut plus que la vie d’un nouveau-né. C’est ce que le patron du groupe Besnier, propriétaire de la marque, a signifié, en laissant les boites de lait contaminées à la salmonelle se répandre en France et dans le monde.

Adulés, portés aux nues, pratiquement sanctifiés en « Macronie », ces Messieurs de la finance et des multinationales se sentent pousser des ailes. Après avoir mis les salariés au pas avec la loi travail, les voilà qui s’affranchissent de toute règle éthique vis-à-vis du vivant. C’est la joyeuse ronde funèbre des multinationales de l’agro-alimentaire, de la chimie, du nucléaire etc.

La vache folle ne leur a pas servi de leçon. Bien au contraire. Faisant fi de tout principe de précaution, ils empoisonnent nos enfants, déversent des tonnes de pesticides sur nos céréales et tuent nos abeilles indispensables à la vie. C’est qu’on ne rigole pas avec le fric. Car, comme disait le grand Jacques Brel « Chez ces gens là, on ne cause pas, monsieur, on compte » !

Pendant que le petit Macron amuse le bon peuple avec le gentil panda et ses tournées de représentant de commerce dans le monde entier, les vautours continuent de se gaver sur notre dos. De glyphosate en salmonelle, de vache folle en viande frelatée, la grande machine à profis continue de déverser des millions d’euros dans la poche des actionnaires, fût-ce au prix de la mort. Et pour faire bonne mesure, les grandes enseignes de la distribution se joignent à la fête. Les mêmes, qui étranglent nos producteurs agricoles et imposent des règles drastiques aux PME, n’hésitent pas à se montrer peu regardants avec les rois de l’agro-alimentaire.

Contrairement à ce que croît (à tort !) le commun des mortels, les loups ne se mangent pas entre eux. Ils s’épaulent, se couvrent et, comme Thénardier, comptent cupidement les sous qu’ils ont raflés au fond des poches de leurs victimes.

Le capitalisme n’a ni foi ni loi. Il est par nature, prédateur et amoral, menteur et voleur. Jaurès disait qu’il était source de guerre. Plus que jamais la question de sa liquidation devient une brûlante nécessité.

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