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Écoles, collèges, lycées, pourquoi la colère gronde ce mardi matin dans les rues

Quatre syndicats d’enseignants appellent à manifester ce mardi matin, dès 10 heures, dans les rues de Perpignan.

Du côté de l’inspection académique et du rectorat, la rentrée 2018-2019 se prépare d’ores et déjà en coulisses. Demain, une réunion destinée à acter les ouvertures et fermetures de classes dans les écoles des Pyrénées-Orientales se tiendra par exemple à Perpignan. Du primaire au lycée, en passant par le collège, plusieurs problématiques suscitent l’inquiétude des enseignants. Le manque de moyens humains alloués par l’état et l’alourdissement des effectifs par classe sont notamment au cœur des préoccupations. Afin d’alerter sur la situation, quatre syndicats (FSU, CGT, Solidaires et FO) appellent instituteurs et professeurs à descendre dans la rue ce matin. Le rendez-vous est fixé à 10 heures sur la place de Catalogne, à Perpignan.

1- Écoles : l’équation impossible ?

Le rectorat a accordé 36 postes d’enseignants supplémentaires aux P.-O. pour la rentrée prochaine. Problème : selon la FSU, le dédoublement des classes de CP et CE1 en Rep +, décidé par le gouvernement, nécessiterait à lui seul 55 postes. « Cela veut dire qu’il y aura des fermetures de classes dans certaines écoles qui auraient pu y échapper et que certains établissements qui auraient dû obtenir des ouvertures ne les auront pas» , déplore le secrétaire départemental de la FSU, Grégory Raynal. « Des écoles qui recensent entre 26 et 28 élèves par classe n’apparaissent par exemple pas dans la liste des ouvertures prévues par l’inspection. » Les écoles rurales pourraient notamment faire les frais de la pénurie de postes. Les maternelles de St-Cyprien, Canet ou Cabestany, qui pouvaient prétendre à une ouverture de classes compte tenu de leurs effectifs, sont par exemple absentes de la liste. Tout comme les écoles élémentaires de Pollestres, Canohès, Alénya ou Théza, dont les effectifs pourraient tourner autour de 28 élèves par classes à la rentrée prochaine.

2- Des collèges à 30 élèves par classe

Le comité technique destiné à répartir les dotations entre les 31 collèges du département s’est tenu hier. « Plus de 18 établissements voient baisser leur dotation horaire (qui détermine le nombre de postes de professeurs, NDLR), alors que le nombre d’élèves augmente », dévoile Grégory Raynal. Les collèges d’Ille-sur-Têt, Port-Vendres, Canet, Arles-sur-Tech et Le Soler risquent notamment de se retrouver dans des situations complexes, avec des classes à plus de 30 élèves.

3- Options menacées dans les lycées

Le rectorat vient de décider de baisser la dotation des lycées catalans de 140 heures. Selon les syndicats, cette diminution pourrait se traduire par la perte d’une dizaine de postes de profs au niveau départemental. Elle pourrait également impacter les enseignements optionnels (catalan, etc.) et les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté. Autre motif de colère : la réforme du lycée, qui commencera à se mettre en place dès la rentrée prochaine pour les secondes. Une réforme menée parallèlement à celle du bac, prévue pour 2021. « On craint que les lycées soient mis en concurrence et qu’un bac obtenu dans tel établissement n’ait pas autant de valeur qu’un bac obtenu dans tel autre », explique Grégory Raynal.

4- Manque de places à l’université

Les syndicats craignent la mise en place d’une « sélection déguisée » à l’entrée de l’université. Selon la FSU : « Il y a un manque de places dans les facultés. On estime qu’il manque une dizaine d’universités en France pour accueillir tout le monde. Il y aura 40.000 élèves supplémentaires dans le supérieur l’an prochain au niveau national et aucune construction d’université n’est programmée... » C’est pourquoi la nouvelle organisation étudiante récemment lancée à l’université de Perpignan, Rage up, appelle aussi à manifester ce mardi matin.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 6 février 2018)

Également inquiète quant à d’éventuelles fermetures de classes en primaire, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) appelle pour sa part à se rassembler ce mercredi dès 8h30 devant l’inspection académique (rue Giraudoux). Histoire de maintenir la pression sur le comité technique qui doit valider la carte scolaire.

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