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L’édito du TC par Jacques Pumaréda. La savonnette à vilain

Il y a de tout en trop. Il y a trop d’élus nationaux, il y a trop d’élus locaux et trop de départements. Dans les EHPAD il y a trop de vieux et trop de jeunes qui ont le bac. Les fonctionnaires, mais il y en a trop, il faut en faire partir au moins 120.000. Il y a aussi trop de retraités, heureusement qu’on peut les ponctionner avec la CSG. C’est comme les hôpitaux, il y en a trop, fermons les petites maternités celles qui sont dans l’arrière pays. Elles iront bien accoucher en ville ! Et les gares, vous avez vu, il y en a trop et en plus les trains s’y arrêtent, c’est un comble. Fermons les gares et arrêtons de construire des lignes à grande vitesse. Montpellier Perpignan mais ce n’est pas du tout prioritaire, il y a trop de trains on vous dit. Et les écoles, non mais vous imaginez ce nombre incalculable de petites écoles dans les fonds de vallée, il y en a trop ! Sans compter les caissières des supermarchés qui prolifèrent à tout bout de champ, c’est pas possible, il y en a trop ! A Carrefour comme ailleurs. Et je ne vous parlerai pas du surplus d’agriculteurs...

N’en jetez plus la cour est pleine.

Si vous êtes en trop c’est que vous n’avez pas su utiliser « la savonnette à vilain ».

Sous l’ancien régime, charge ou terre qu’un roturier achetait pour être anobli. Si vous ne percevez pas le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, si votre entreprise n’est pas en zone franche, si vous n’êtes pas exonéré de la taxe foncière, si vous ne bénéficiez pas de facilités comptables, niches et allègements fiscaux en tous genres, c’est que vous ne savez pas utiliser l’État providence qui fonctionne très bien pour les entreprises, les actionnaires et les banquiers. Aspirez un peu à rejoindre le beau monde, accrochez vous et vous serez peut-être un jour invité à Versailles.

Le Bourbon seizième du nom n’avait pas vu venir la fronde, bien mal lui en a pris, il en fut raccourci. Le Général à quelques mois de 68 n’avait pas entendu les pavés siffler. Les colères se succèdent, elles appellent à la persévérance, à la convergence, au souci du rassemblement plutôt qu’à la division stérile. Les Etats généraux du progrès social organisés par le PCF le week-end dernier n’avaient pas d’autre fonction.

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