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L’édito du TC par Roger Rio. Effacer 1945

Le Président de la République et son Premier Ministre ont décidé de réaliser le rêve du MEDEF : en finir avec le modèle social hérité du Conseil National de la Résistance, mis en place à la Libération par le gouvernement provisoire dans lequel les communistes ont joué un rôle de premier plan.

Discrédité par sa collaboration massive avec les nazis, le patronat français a dû céder sur des sujets fondamentaux : la sécurité sociale mise en place par Ambroise Croizat, la Fonction Publique dont le statut général fut élaboré par Maurice Thorez, la création d’EDF par Marcel Paul, la nationalisation des industries de l’armement par Charles Tillon et toutes les avancées sur les droits des travailleurs dans l’entreprise. Tout cela en pleine reconstruction du pays ravagé par cinq années de pillages et de destructions organisés par l’occupant et ses séides de Vichy.

Depuis, les classes dominantes ont rongé leur frein, attendant l’heure de la revanche. L’accession au pouvoir du petit commissionnaire de la maison Rothschild marque le temps d’en finir avec ce que monsieur Kessler, ancien président des assurances AXA et vice-président du CNPF, appelait « l’esprit de 45 ». Brandissant l’épouvantail de la pseudo dette, les maîtres de la banque et de la finance s’ingénient à détricoter ce que nos ainé.e.s avaient arraché par le sang versé. Ils s’attaquent au droit du travail, aux fonctionnaires et demain à la sécurité sociale. Ils entendent livrer des pans entiers de nos vies aux appétits voraces des actionnaires et de la Bourse. Ils rêvent d’un monde salarial à genoux et d’un peuple poussé à la résignation et à la désespérance.

Les retraités viennent de réaliser l’impact de l’augmentation de la CSG sur le montant de leurs pensions. Le choc est rude et la colère gronde. Cette colère, sourde et diffuse, se répand dans la société en même temps que la perfidie et l’arrogance de nos gouvernants apparaissent au grand jour. C’est l’avenir de notre pays, de nos enfants et de nos droits, qui sont en jeu. Notre peuple aspire à un réel changement, alors qu’il réalise qu’il n’y a jamais eu autant de richesses, mais si mal redistribuées. Il est urgent de proposer une alternative progressiste, avec des droits politiques et sociaux nouveaux, face à ce système à bout de souffle. Les communistes sont prêts à y travailler avec tous ceux, à gauche, qui veulent rompre clairement avec le libéralisme, sans exclusive. à chacun de prendre ses responsabilités en ce moment crucial de notre histoire.

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