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L’édito du TC par René Granmont. Jupiter ? Non, Attila !

L’hôpital a atteint un point de non retour du point de vue du supportable, humainement et socialement parlant. Que propose le gouvernement ? Une « grande réforme » qui, comme le dénoncent la plupart des professionnels de santé, va plonger dans l’insupportable le service public hospitalier.

Dans le domaine de l’éducation et de l’apprentissage, coup sur coup, les ministres viennent de nous ressortir ce que les jeunes avaient déjà jeté à la poubelle : avec Parcoursup, la sélection à l’Université de la loi Devaquet en 1986, avec la réforme de l’apprentissage, le CPE de De Villepin en 2006. A quoi il faut ajouter les fermetures de classes dans nombre d’écoles.

À la SNCF, le rapport Spinetta vient de lancer à grande vitesse la fermeture de petites lignes et de gares, la privatisation à toute vapeur de l’entreprise nationale, la casse du statut des cheminots -comme si c’était le statut qui était la cause des bugs informatiques à Montparnasse ou du retard des TGV à Perpignan !-

Dans le domaine de la justice, l’ensemble des professions est vent debout contre les choix destructeurs de la Garde des Sceaux.

Et pour couronner le tout, le pouvoir veut supprimer des milliers de postes de fonctionnaires, infirmiers, douaniers, agents communaux…

En définitive, la méthode de notre président jupitérien, c’est fermer des maternités et des hôpitaux de proximité, fermer des écoles et des classes, fermer des lignes et des gares, fermer des palais de justice, … ! Faire disparaître tout ce que, patiemment, à force de revendications et de luttes, le peuple a construit pour mieux vivre, faire disparaître tous ces services qui en rendent d’infinis à tous les usagers -pas les clients- ! Est-ce cela la modernité ? En fait c’est un formidable retour en arrière que veut nous imposer Emmanuel Macron en frappant sur tous les fronts pour jouer de la sidération sociale. Ce n’est plus Jupiter, c’est Attila. Partout où il passe, les services publics trépassent ! Toutes ces fermetures, ces destructions, ces abandons ont une même cause, un même objectif : répondre aux injonctions de la finance, de la banque en bradant au privé tout ce qui est « rentable » et en cassant tout ce qui, à leurs yeux, ne l’est pas suffisamment.

Face à ces nouveaux Huns, allons-nous rester l’arme au pied ? Parents d’élèves, cheminots, justiciables, infirmières, usagers du train, avocats, enseignants... ne devons-nous pas discuter, débattre, nous rassembler, faire converger nos mécontentements et colères pour arrêter le bras de ces nouveaux vandales avant que l’irrémédiable n’arrive ?

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