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L’édito du TC par Nicole Gaspon. Privatisons, privatisons...

Le terrain est labouré depuis longtemps par les gouvernements successifs : la marche vers les privatisations. Aujourd’hui c’est la SNCF qui est sur la sellette. Sur ce sujet, comme sur tous les autres, le scénario est le même, convaincre les français que changer en pire ce sera bien mieux. Notons au passage la suprême duplicité du premier ministre qui assure vouloir « sauver le modèle social français » alors qu’il est en train de le dynamiter à coup d’ordonnances. Donc les Français payent le train trop cher, il y a trop de retards, de dysfonctionnements, supprimons le statut de cheminot, instaurons une « société nationale à capitaux publics » (on sait où cela va mener) et tout ira bien.

Le problème, c’est qu’on a déjà fait le coup avec la poste, les télécoms, EDF, ce n’est pas pour autant que le courrier arrive à temps, que l’on est mieux éclairé et chauffé. Quant aux tarifs, ils n’ont cessé de s’envoler.

Il est clair que la raison de ces réformes n’est aucunement dans un souci de tarif et d’efficacité, elle est ailleurs, dans la réponse aux exigences de la finance, dans sa volonté d’ôter toute substance aux services publics. Après l’épisode SNCF, dont on espère que les salariés, avec les usagers, se mobiliseront pour faire échec à ce projet désastreux, c’est l’hôpital qui sera concerné. Avec toujours les mêmes faux prétextes qui, malheureusement trouvent parfois écho dans la population, la même logique destructrice.

Des collectivités territoriales jouent aussi ce jeu là, comme à Perpignan où, après les cantines, le maire délègue le stationnement. Nos enfants sont-ils mieux nourris ? Rien ne le dit. Quant au stationnement (voir page 7), le mécontentement grandit face à la complexité et aux tarifs.

En fin de compte, c’est toujours le citoyen, l’usager, le salarié qui est victime de choix sur lesquels il n’est pas consulté.

Dans ce contexte, le 22 mars, journée de mobilisation pour le service public, tombe à pic. Ce sera pour les citoyens l’occasion de prendre la main.

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