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Catalogne. Le parlement catalan dénonce la « dérive autoritaire » de Madrid

Une motion, défendant la « légitimité » de Carles Puigdemont, adoptée.

Hier jeudi, la majorité parlementaire formée par les trois partis indépendantistes -Junts per Ca- talunya, ERC et la CUP- a adopté la résolution présentée par la formation leader de l’ex Président de la Generalitat exilé en Belgique Carles Puigdemont. La veille, la CUP avait accepté de revenir sur son exigence d’inclure la Déclaration de l’indépendance unilatérale (DUI), mettant ainsi tous les jetons indépendantistes dans la même escarcelle destinée à rendre à Puigdemont sa légitimité, ainsi que celle de son ancien exécutif.

Catalunya En Comú soutient les trois partis indépendantistes

Le vote des élus indépendantistes en faveur de la restitution symbolique de la Generalitat destituée, a bénéficié, en outre, du soutien partiel de la formation Catalunya En Comú-Podem qui a présenté hier devant les élus une résolution intitulée « Au sujet de la restitution de l’auto-gouvernement, la souveraineté du parlement et le déblocage de la situation », par laquelle cette formation adhère à quatre des six points de l’accord voté hier par la majorité parlementaire. Sont ratifiés les points concernant la souveraineté du Parlement de Catalogne ; le rejet « absolu » de l’application de l’article 155 de la Constitution et contre « la dérive autoritaire de l’État espagnol ». Par ailleurs, sans ratifier le statut symbolique octroyé au Président Puigdemont -parce que cela « ne contribue pas à débloquer la situation »-, la formation « Podémiste » reconnaît que Puigdemont bénéficie d’une majorité parlementaire décidée « à lui octroyer sa confiance en tant que Président ».

République de Catalogne à Bruxelles

La proposition du leader du PSC. Mquel Icreta de lever le blocage de l’échéancier de l’investiture du futur Président de la Generalitat -qui aurait dû se produire deux mois après les élections du 21 décembre dernier-, a été écartée, faute d’adhésion  des deux autres partis dits  « unionnistes » de l’opposition (Ciutadans et PP). Carles Puigdemont devrait fonder lundi prochain à Bruxelles, une structure représentative du parlement catalan. La formulation exacte dépend de l’aval attendu de la CUP, qui réunit ses bases ce week-end, pour les consulter sur cette question.

Carles Puigdemont serait à la tête du Conseil de la République, dont la fonction consisterait à « étudier des politiques concrètes dans le but de matérialiser la République catalane ». Cet organisme assumerait la représentation internationale. Le Conseil de la République serait composé de 3 membres de Junts per Catalunya, trois, nommés par ERC et un représentant de la CUP. Une Assemblée formée par des élus et des membres de la société civile catalane su- perviserait le Conseil de la République.

A Madrid, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy a qualifié de « démentielle » l’idée de créer des doublons de la Generalitat et du Parlement à Bruxelles.

Joana Viusà (L'Indépendant, le 1er mars 2018)

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