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L’édito du TC par Roger Rio. 22 mars 1968 ! 22 mars 2018 !

Le 22 mars 1968, il y a cinquante ans, les étudiants de la faculté de Nanterre occupaient leurs locaux et lançaient le signal d’un grand mouvement social. Mais personne n’avait évalué l’ampleur de cette contestation, car si les étudiants furent à l’origine de l’étincelle, le tonneau de poudre était bien bourré. Dans tout le pays, l’année 1967 avait battu des records de grèves et de débrayages pour protester contre la politique des bas salaires pratiquée (déjà !) par le patronat et son bras armé, la Confédération nationale du Patronat français. Etouffant sous la férule du système gaullien, la jeunesse et les salariés ont fait alors sauter le verrou d’un régime qui n’acceptait aucune contestation depuis 1958. Déjà en 1963, lors de la grande grève des mineurs, le pouvoir avait du céder après un conflit long et dur. 1968 a fait bouger la société. Les travailleurs ont obtenu des augmentations de salaires jamais vues depuis la Libération, des avancées sociales et de nouveaux droits, malgré la propagande de la télévision d’État de l’époque.

Le 22 mars 2018, les salariés de la fonction publique descendront dans la rue pour défendre le modèle social français mis à mal par Macron et sa bande. Face à ce qu’il faut bien appeler un acharnement dans la démolition de nos services publics, de nos entreprises nationales dépecées et de la vente des « bijoux de famille » au plus offrant, les Français doivent retrouver cet esprit de 68 qui hante les nuits de nos dirigeants. Le pillage de la richesse produite par nos services publics au profit des re- quins du CAC40 doit cesser. Le bien commun doit être la préoccupation première d’un gouvernement digne de ce nom. Comment imaginer que demain notre pays puisse assurer sa sécurité et la maîtrise de ses choix stratégiques si nous cédons à des entreprises privées étrangères nos aéroports, nos barrages hydrauliques ou nos gares ferroviaires ?

C’est à un sursaut national que tout un chacun est appelé pour éviter que demain sonne le glas de nos droits sociaux et économiques.

Les communistes soutiennent de toutes leurs forces le mouvement qui s’engage et appellent à l’élargir et à le renforcer. Comme en 68, unissons nos forces pour faire céder le pouvoir macronien et ses sbires du Medef !

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