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L’édito du TC par René Granmont. En même temps

Jeudi 15 mars, des milliers de retraités battent le pavé pour exprimer leur colère après la ponction mensuelle infligée par Emmanuel Macron à coup de CSG sur leurs maigres retraites et pensions.

Jeudi 22 mars, fonctionnaires et cheminots sont par dizaines de milliers dans les rues pour défendre le service public, pour défendre leurs emplois, pour avoir les moyens de vivre et travailler.

C’est que le président de la République, son gouvernement et la majorité de godillots de l’Assemblée nationale ont décidé de mettre les bouchées doubles pour s’attaquer, au nom de la modernité (sic !), à tous les acquis sociaux, pour casser les services publics et les privatiser pour permettre aux rois de la finance d’augmenter encore leurs profits. Et foin de la démocratie, allons-y à coups d’ordonnances !

Aucune considération sociale, écologique, humaniste ne doit arrêter cette frénésie ultralibérale. Tant pis si une petite APL permettait à de nombreux étudiants de survivre un peu mieux, supprimons ce « privilège » ! Tant pis si le transport routier est écologiquement le plus désastreux, cassons la SNCF ! Tant pis si la disparition des services publics va sacrifier des territoires, supprimons des centaines de milliers d’emplois de fonctionnaires ! Tant pis si les personnels de santé n’en peuvent plus, appliquons une cure d’austérité impitoyable aux hôpitaux !

Et « en même temps », multiplions les cadeaux aux plus fortunés, aux rois du CAC 40. Supprimons-leur l’ISF ! Offrons-leur sur un plateau d’argent des pans entiers des infrastructures que l’Etat, donc l’ensemble du peuple, a financées : aéroports, barrages, rail...

Cette course au taux de profit maximum est mortifère pour la société. Comme le soulignait Marx, « Après moi le déluge ! Telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste. »

Pourtant jamais notre société n’a produit autant de valeurs, jamais les progrès scientifiques et techniques n’ont offert autant de possibilités d’améliorer les conditions de vie et de travail des femmes et des hommes de ce pays.

Cette énorme contradiction ne nécessite-t-elle pas que « tous ensemble » nous nous réunissions, nous en discutions, nous nous mettions d’accord sur des objectifs communs et que, toujours ensemble, nous imposions une autre perspective que celle offerte par Macron et ses amis de la finance.

C’est en tout cas à cela qu’œuvrent et que veulent continuer à œuvrer, sans faux semblant, les communistes.

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