Fédération des Pyrénées-Orientales

Fédération des Pyrénées-Orientales
Accueil
 
 
 
 

Les cheminots en lutte contre l’ouverture à la concurrence

Coup d’envoi de la grève à la SNCF ce lundi à 19.

Le projet de réforme de la SNCF semble faire l’unanimité contre lui chez les cheminots. De la CFDT à la CGT, en passant par l’Unsa et Sud, les principaux syndicats appellent les salariés à se mettre en grève à partir de ce lundi, 19 heures. Avec un plan de bataille inédit. À savoir : une grève perlée de deux jours sur cinq étalée sur trois mois. Dans les Pyrénées-Orientales aussi, le mouvement s’annonce particulièrement suivi.

« Il faut attendre dimanche pour savoir exactement combien de trains circuleront », indique le Secrétaire des cheminots CGT de Villefranche, Julien Berthélémy. « Mais quand on discute avec la direction, ils disent qu’ils ne seront pas an mesure d’assurer un service minimum mardi et mercredi ».

Lignes menacées

Au-delà des attaques contre leur statut, les cheminots pointent du doigt les menaces que l’ouverture à la concurrence, prévue par la réforme, fait planer sur les trains express régionaux (TER). « Avec l’ouverture à la concurrence, chaque région va choisir un opérateur, un peu comme cela se fait pour la gestion de l’eau », prédit Julien Barthélémy. « Les usagers ne pourront pas choisir leur opérateur eux-mêmes. On craint aussi une dégradation du réseau et des conditions de travail. » Sans oublier les risques de fermeture qui pèsent sur certaines lignes (Perpignan/Portbou, Perpignan/Villefranche…) « au regard des difficultés financières que rencontrent les régions ».

Rassemblement citoyen ce mardi

En clair, selon les cheminots : « L’ouverture à la concurrence n’est pas dans l’intérêt des usagers. » C’est la raison pour laquelle les grévistes invitent la population à se joindre au rassemblement qui se tiendra ce mardi entre 12 heures et 14 heures sur le parvis de la gare de Perpignan. « Aujourd’hui, les cheminots ne se battent pas pour des revendications catégorielle mais pour la défense du Service public ferroviaire », martèle le Secrétaire départemental de la CGT, Jean-Claude Zaparty. « Les attaques du gouvernement visent à déposséder les Services publics de leur substance avec en ligne de mire leur privatisation. »

À noter : les cheminots ne sont pas les seuls à engager un bras de fer avec le gouvernement. Les pilotes d’Air France sont d’ores et déjà en lutte. Et la CGT appelle les salariés de l’énergie (EDF…) et les éboueurs à stopper le travail à compter de mardi. Le printemps social démarre en fanfare.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 31 mars 2018)

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 
44 Avenue de Prades 66000 Perpignan Tél: 04.68.35.63.64