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Ferroviaire. Grève, manifs et amendements : toutes les voies de la riposte

Poursuite ce mercredi de l’examen en commission parlementaire du projet de loi sur le nouveau pacte ferroviaire. Dans un contexte de grève et de mobilisation des parlementaires de gauche.

Grève, manifestations, amendements… c’est à une double, voire triple, fronde -visant un seul et même objectif- que s’est heurté hier le gouvernement sur le dossier de la réforme de la SNCF. Tandis que dans toutes les gares de l’Hexagone la très grande majorité des trains sont restés à quai pour cause de mouvement social extrêmement bien suivi, de nombreux rassemblements se sont tenus en soutien aux cheminots. Un contexte pour le moins tendu, donc, et un message fort en amont de l’ouverture, ce 3 avril, de l’examen en
commission parlementaire du projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire ».

En ordre de bataille depuis plusieurs semaines déjà, les trois groupes parlementaires de gauche ont une nouvelle fois affiché leur détermination à barrer la route à une réforme synonyme de mise en pièces du service public ferroviaire.

Sur les 140 amendements déposés, les députés PCF, LFI et Nouvelle Gauche sont à l’initiative de près de la moitié, les communistes en totalisant une trentaine.

D’une manière générale, Insoumis et PCF plaident, à l’inverse de la vente à la découpe planifiée par le gouvernement, pour le rétablissement de l’unité du système ferroviaire autour d’une seule et même entreprise publique. Ils souhaitent que soit envisagée la reprise de la dette par l’État, ainsi que l’abandon du changement de statut de l’entreprise. Sur le maintien du statut de cheminot pour les futures embauches, ils sont rejoints par les parlementaires de Nouvelle Gauche.

Face à la presse, le groupe communiste s’est déclaré animé, dans ce « combat », par deux questions fondamentales : « Qu’est-ce que cette réforme va apporter aux usagers ? » et « Quels seront les effets pour les territoires, l’environnement ? » André Chassaigne rappelant les précédents en Europe de l’ouverture à la concurrence, et leur lot de dégâts et de « détérioration du service ». « Une bataille du rail », donc, comme il la qualifie, qui se poursuit en commission ce mercredi et dès le 9 avril à l’Assemblée.

La Marseillaise, le 4 avril 2018

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