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28 Maires appellent au respect des libertés en Catalogne Sud

Les édiles des P.-O. craignent un embrasement de la crise catalane.

Trop, c’est trop. À la suite des nouvelles arrestations d’élus en Catalogne Sud, plusieurs Maires du département ont décidé de prendre parti. Pas pour l’indépendance, précisent-ils, mais bien pour la démocratie. Hier, une dizaine d’édiles se sont ainsi réunis à l’hôtel de ville de Pézilla-la-Rivière pour officialiser la création d’un collectif destiné à défendre le respect des libertés et des droits fondamentaux en Catalogne.

À l’issue de sa première journée d’existence, le collectif recensait déjà dans ses rangs 28 Maires de sensibilités politiques diverses (du parti communiste à LR).

« Il faut que la France intervienne »

« Depuis plusieurs semaines, la répression a pris une ampleur inédite en Catalogne », constate le Maire de Pézilla, Jean-Paul Billès. « En plus des arrestations, il y a aussi eu des menaces contre certains Maires et fonctionnaires. Nous ne prenons pas position pour l’indépendance. Mais nous disons qu’il s’agit d’un problème politique auquel il faut donner une réponse poli- tique et non judiciaire. Nous appelons la France et l’Europe à intervenir pour que le dialogue soit rétabli. Nous demandons aussi que les prisonniers politiques ou associatifs soient libérés sans conditions. »

Le Sénateur François Calvet, qui soutient le collectif, acquiesce : « On ne peut pas rester dans ce silence assourdissant lorsqu’on voit des gens emprisonnés pour des idées à notre époque. »

« Le conflit peut dégénérer »

De plus, l’accélération de la « répression » en Catalogne fait craindre aux élus locaux une flambée de violence aux portes du département. « Ceux qui ne prennent pas la mesure de la gravité de la situation risquent de se retrouver couverts de honte dans quelques mois », prédit le Maire d’Alénya, Jean-André Magdalou. « Je pense qu’on sous-estime la détermination du peuple catalan et l’obstina- tion du gouvernement espagnol, abonde Jean-Paul Billès. Ce conflit peut dégénérer dans la violence. »

Les membres du collectif comptent faire signer leur manifeste fondateur par le plus grand nombre de Maires possible. Le manifeste sera ensuite envoyé à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Président de la République et aux instances européennes. Objectif : rassembler un maximum de soutiens pour faire bouger les lignes.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 avril 2018)

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