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Mobilisation des cheminots. Sourde oreille du gouvernement

Au lendemain d’une grève très suivie à la SNCF, une réunion a eu lieu hier au ministère des Transports. Le gouvernement semble camper sur ses positions quant à sa réforme, malgré une évidente erreur d’aiguillage.

Le gouvernement a beau marteler qu’il prône « la concertation », il ne donne pas le moindre signe d’une volonté de la mettre en oeuvre. « Le gouvernement s’entête », a ainsi lâché François Grasa, représentant FO, hier dans la soirée à sa sortie du ministère des Transports où se tenait une table ronde sur l’avenir du service public ferroviaire.

Représentatif uniquement dans la branche ferroviaire mais pas à la SNCF, son syndicat n’a pu participer qu’à la discussion concernant le volet sur la concurrence. Une fois ce dossier évoqué, il revenait aux autres organisations (CGT, Unsa, SUD, CFDT) d’aborder la dette et la gouvernance de la SNCF.

La réunion intervenait au lendemain d’un premier round de grève des cheminots qui s’est avéré être un succès en termes de mobilisation. Or, fidèle à une conception singulière de la négociation avec les partenaires sociaux, le gouvernement semble continuer à faire la sourde oreille.

François Grasa a en effet souligné que les échanges se déroulaient dans une « ambiance plutôt tendue » et qu’« aucune avancée pour les cheminots et les usagers » n’était à relever. « On est bien loin des négociations qui étaient annoncées », a-t-il déclaré, ajoutant que la table ronde était plutôt de nature à « amplifier » la grève.

Un constat qui n’aura vraisemblablement rien d’étonnant pour les autres organisations, Roger Dillenseger (Unsa) se déclarant, à son arrivée au ministère, dubitatif « sur la capacité d’avancer aujourd’hui [hier, ndlr] ».

Laurent Brun (CGT) a quant à lui vu dans les propos du Premier Ministre une « rigidification du dialogue ». Édouard Philippe avait conditionné une éventuelle reprise de la dette à des « contreparties ».

Ce vendredi, une autre réunion au ministère se penchera sur les droits sociaux des cheminots. Avant que ne reprenne, samedi soir le calendrier du mouvement de deux jours de grève sur cinq, prévu jusqu’au 28 juin.

La Marseillaise, le 6 avril 2018)

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