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Crise politique en Catalogne. Sanchez toujours privé d’investiture

Le juge d’instruction du Tribunal Suprême Pablo Llarena a refusé -pour la seconde fois- d’autoriser que le candidat à la présidence de la Generalitat Jordi Sanchez puisse se présenter en personne -ou par vidéoconférence- à son élection, prévue ce matin à l’ordre du jour du Parlement de Catalogne. L’ex-Président de l’association ANC avait déjà été proposé par la majorité parlementaire à la présidence de la Generalitat, il y a tout juste un mois. Le juge avait alors refusé de le laisser sortir, même sous escorte policière. Le Député Jordi Turull, en liberté provisoire, avait pris le relais le 23 mars dernier. Convoqué le lendemain par le juge, ce dernier avait été renvoyé en prison.

« Actes illégaux »

Entretemps, la première candidature de Jordi Sanchez avait reçu un précieux aval : celui du Comité des droits de l’homme de l’ONU.

Le Président du Parlement, Roger Torrent avait alors décidé que Sanchez pourrait postuler une seconde fois. Un défi évident à l’adresse du juge d’instruction, après le verdict d’un tribunal allemand qui a refusé d’extrader pour « rébellion » l’ex-Président de la Generalitat, Carles Puigdemont, principal objectif du mandat d’arrêt européen qu’il a lancé contre les six leaders indépendantistes exilés. Concernant les « rebelles » en prison préventive, le juge persiste et signe : pas question de faciliter l’investiture de Jordi Sanchez, au prétexte de protéger ses « droits politiques » affirme-t-il. En outre, le juge souligne que le prévenu a commis des « actes clairement illégaux » et que s’il était élu et investi, il est prévisible qu’il aurait l’occasion de « récidiver ».

Du côté des indépendantistes exilés, la justice écossaise a fait savoir hier qu’elle ne prendrait aucune décision sur le mandat d’arrêt à l’encontre de Clara Ponsatí, avant le mois d’août. Ex-Ministre de l’Éducation dans le gouvernement du Président Carles Puigdemont, partie en exil, d’abord en Belgique, puis rentrée le mois dernier, en Écosse après avoir récupéré son poste de professeure à la faculté de sciences économiques de Saint Andrew, madame Clara Ponsatí a confié la défense de ses droits à l’avocat Aamer Anwar. Hier, avant de comparaître devant un juge de Glasgow, son avocat expliquait aux représentants des médias que le mandat d’arrêt européen contre sa cliente est un instrument de « répression politique ».

Deux nouvelles audiences procédurales pour examiner le mandat d’arrêt contre Clara Ponsatí ont été fixées pour le 15 mai et le 5 juillet, la dernière, qui aura lieu le 30 juillet devant statuer sur son éventuelle extradition, qui en cas de réponse positive se produirait en été.

Joana Viusà (L’Indépendant, le 13 avril 2018)

La militante des CDR relâchée

Tamara Carrasco, la jeune femme arrêtée mardi à son domicile de Viladecans, au cours d’une opération spectaculaire de la Garde civile, a été présentée hier matin au juge de l’Audience Nationale Diego de Egea, qui a donné l’ordre de la remettre en liberté provisoire. Arrêtée sous l’inculpation -formulée par le parquet- de terrorisme, rébellion et sédition, le magistrat, après l’avoir entendue pendant une demi-heure, l’a relâchée considérant que son action en tant que militante des CDR (Comités de Défense de la République) ne relève que du délit de « troubles à l’ordre public ». Son passeport retiré, elle est tenue de se présenter tous les lundis devant le juge de Viladecans, ville dans laquelle elle reste confinée, sauf pour se rendre à son travail, le cas échéant.

Joana Viusà (L’Indépendant, le 13 avril 2018)

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