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L’édito du TC par Roger Rio : Macron et le « libéralo-totalitarisme »

Force est de constater que le « gentil » Macron n’aime ni la contradiction, ni les revendications sociales. Sous des aspects patelins et « bien propre sur lui », il cache une redoutable soif de pouvoir. Imprégné de l’idéologie du « laissez-faire », il entend démanteler les services publics, dans la droite ligne de ses prédécesseurs, mais en imprimant sa marque faite d’impatience et de morgue. Il fait entrer notre pays dans ce qu’il faut bien appeler l’ère du « libéralo-totalitarisme » pour rependre le titre d’un article d’Ignacio Ramonet paru dans le Monde Diplomatique à la fin des années 80. Ce qui, alors, pouvait apparaître comme une prophétie, est malheureusement en train de devenir une réalité.

Nous ne sommes pas au seuil des années 30, où le fascisme faisait régner la terreur Non, nous sommes face à un processus insidieux, pervers qui gangrène tous les secteurs de la société. Par tous les moyens, il faut lobotomiser les esprits, tuer l’espoir, faire peser le poids du fatalisme. Seule la pensée libérale et marchande doit avoir droit de cité, et pour cela, le président de la République peut compter sur ses neufs amis milliardaires qui contrôlent 90% de la presse écrite et audiovisuelle. Dans le conflit des cheminots, on assiste à un déversement de mensonges et de manipulations de l’opinion, y compris dans les médias du service public. Mais ce n’est pas la seule arme que le pouvoir utilise. Il criminalise l’action syndicale, encourage les violences policières et ferme les yeux sur celles de l’ultradroite qui agressent les étudiants en lutte.

Sa relecture de notre histoire nationale, sa référence aux « racines chrétiennes » de la France, nous renvoient aux notions de l’Ancien régime. Il se pose de plus en plus comme un monarque dont le pouvoir devrait se voir renforcé par la réforme constitutionnelle qui va contribuer à affaiblir le Parlement et museler l’opposition. Mais la messe n’est pas dite et le peuple français a déjà prouvé par le passé qu’il n’entendait pas se faire dicter sa conduite.
 

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