Fédération des Pyrénées-Orientales

Fédération des Pyrénées-Orientales
Accueil
 
 
 
 

Les cheminots lancent la bataille de l’opinion

Les syndicats ont organisé hier un rassemblement festif à Perpignan.

À l’unanimité hier, les cheminots de Perpignan ont voté la reconduction de la grève. Un mouvement social dit perlé puisque les trains circuleront presque normalement aujourd’hui, demain et après-demain, avant une reprise de la grève mercredi et jeudi. Quinze jours après le début du conflit qui les opposent au gouvernement sur la réforme de la SNCF, une issue à la crise semble s’éloigner de jour en jour. Alors que parallèlement une bataille se joue sur le terrain de l’opinion, entre un exécutif se focalisant volontairement sur la question du statut des cheminots et ces derniers vantant la défense d’un service public de proximité.

Les conditions d’une sortie de crise ?

D’ailleurs, ils étaient hier au pied du Castillet pour offrir un petit-déjeuner festif aux badauds, il faut dire peu nombreux en ce samedi pluvieux. Interrogés sur les conditions d’une sortie de crise, les syndicats restent campés sur leurs positions, tout en affirmant que la question du statut de leur profession n’est pas forcément à la base du blocage. « On est d’accord avec le gouvernement sur une chose : le statu quo n’est pas possible ». Alors que le chef de l’État a envoyé des signaux positifs sur la fermeture des lignes et sur la reprise de la dette de la SNCF, les cheminots en veulent plus. « Il faut que soit mis sur la table la question des financements », déclare Pierre Place de la CGT. « Le gouvernement brandit son épouvantail du statut et parle de la dette, mais omet délibérément d’évoquer les recettes. Pourtant, c’est ça qui nous permettra de rénover le réseau des lignes secondaires qui ont plus de quarante ans de moyenne d’âge. » Et le représentant syndical d’affirmer que si cette question des finances n’est pas réglée, « ce sera au final les 3,2 millions d’usagers par jour qui paieront la note avec une explosion des prix des billets. Ni l’État, ni les Régions n’auront les moyens budgétaires d’ass mer les enjeux ». La bataille de l’opinion ne fait que commencer.

Julien Marion (L’indépendant, le 15 avril 2018)

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 
44 Avenue de Prades 66000 Perpignan Tél: 04.68.35.63.64