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L’édito du TC par René Granmont. La République nous appelle...

Cheminots, éboueurs, étudiants, soignants, retraités, avocats, enseignants, salariés de Carrefour ou d’Air France… les mobilisations sociales se multiplient. Et si Emmanuel Macron fait mine de ne pas s’inquiéter du climat social, son offensive médiatique vise pourtant à reprendre la main face à la multiplication des fronts et sa dégringolade dans l’opinion.

C’est que tous les secteurs de notre société sont touchés, la stratégie jupitérienne étant d’allumer toutes les mèches en même temps, de frapper partout, à coup d’ordonnances, de lois votées par une majorité aux ordres sans discussion approfondie au Parlement, de décisions prises après des simulacres de « dialogue social ».

Dans la droite ligne des ses prédécesseurs, celui qui se dit homme neuf poursuit en les démultipliant toutes les attaques portées contre ce qui fait la vie sociale du pays. Services publics brisés par les critères de rentabilité financière, réduction drastique du nombre de fonctionnaires, vente des aéroports, bientôt même des barrages hydroélectriques, privatisation rampante de la SNCF, casse du droit du travail, sacrifice des hôpitaux sur l’autel de la rentabilité, sélection accrue à l’entrée de l’enseignement supérieur, étranglement financier des universités, insuffisance de moyens pour l’éducation, casse de la justice, réforme des retraites alignant tout le monde vers le bas... A quoi il faut ajouter une révision constitutionnelle qui va brutaliser un peu plus la démocratie en restreignant plus le rôle et le poids du Parlement.

En fait, ce qui est visé, c’est bien plus que « défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance » comme le rêvait un dirigeant du Médef, ce qui est visé c’est tout ce qui fait le socle de la République, l’égalité, la justice sociale, la solidarité... Ce qui est visé, c’est ce que notre peuple a construit depuis plus de deux siècles, au prix de luttes, de grèves, n’en déplaise à un monarque-président qui ne croit pas « à la politique de la place de grève ».

Face à ces assauts ultralibéraux, si la convergence des luttes est loin de déjà être une réalité, la multiplication des fronts sociaux a une logique commune : se dresser contre cette remise en cause des services publics, contre la course aux profits prise comme unique boussole politique. Et c’est cette volonté commune de ne pas accepter la destruction du socle social de la République qui a conduit des milliers de Françaises et Français de tous les secteurs, cheminots, avocats, étudiants, personnels soignants, fonctionnaires, chômeurs, retraités, à manifester le 22 mars et le 19 avril. C’est au prix de ce nécessaire rassemblement que sera défendu, sauvé et développé ce qui fait la République.

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