Fédération des Pyrénées-Orientales

Fédération des Pyrénées-Orientales
Accueil
 
 
 
 

L’édito du TC par Nicole Gaspon. Banlieues, quartiers populaires, le mépris

C’est une image emblématique du quinquennat qu’a donnée, mardi 22 mai, le one man show d’Emmanuel Macron annonçant les mesures pour les banlieues : le monarque républicain, seul, face à un parterre de ministres, d’élus et de représentants d’associations.

C’est une toute autre démarche qui avait précédé la confection du rapport Borloo dévoilé en avril dernier. Il y avait eu l’appel de Grigny, mais aussi des mois de travail de terrain, de concertation d’élus, d’associatifs. Alors, si les 19 propositions du rapport Borloo ne faisaient pas toutes l’unanimité, elles avaient le mérite de la cohérence, d’une vraie ambition pour ces territoires abandonnés de la République. A tel point que, ces jours-ci, plusieurs maires, dont le maire communiste d’Allonnes, faisaient voter des vœux afin que le rapport Borloo ne soit pas enterré.

On peut parier que grande doit être leur déception à l’écoute des annonces présidentielles. Un discours sur la méthode, la mise en place de deux ou trois agences ou commissions sans échéancier précis... La montagne accouche d’une souris. L’intitulé de la séquence a de quoi inquiéter : « La France, une chance pour chacun », et tant pis pour celles et ceux que la chance ignore ! On cherchera en vain dans la prose macronienne les mots de service public, d’égalité, tout comme on ne trouvera guère de moyens qu’il soient financiers ou humains.

Visiblement les quartiers en difficulté et ceux qui y vivent n’intéressent pas président de la République, contrairement aux privilégiés de la fortune, eux au centre de ses attentions.

La colère des élus locaux risque de se faire entendre. Entendrons-nous celle de l’édile perpignanais dont la ville, en état de pauvreté avancée, aurait tant besoin de mesures fortes pour ses quartiers en grande difficulté ?

Nous sommes tous concernés par ces inégalités flagrantes de territoires, ces habitants qui se sentent exclus, niés. Aussi peut-on considérer le discours de Macron comme une motivation supplémentaire à participer à la marée humaine du 26 mai.
 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 
44 Avenue de Prades 66000 Perpignan Tél: 04.68.35.63.64