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SNCF. Manœuvres pour diviser le front syndical

Le Premier ministre Édouard Philippe a reçu vendredi les syndicats à qui il a annoncé une reprise partielle de la dette.

« On continue le conflit, le combat », a déclaré vendredi matin Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

La tentative de diversion du Premier ministre Édouard Philippe n’a pas entamé la détermination des principales organisations syndicales de la SNCF, engagées dans un mouvement de grève depuis le 3 avril contre une réforme qui vise à terme la privatisation de l’entreprise publique.

Préparant le terrain depuis l’avant-veille, Édouard Philippe a, sans surprise, annoncé ce vendredi une reprise de la dette de la SNCF à hauteur de quelque 35 milliards d’euros -25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022, sur un total de quelque 52 milliards-, à l’occasion des quatre rencontres bilatérales avec la CGT, la CFDT, l’Unsa et SUD.

Laurent Brun a certes pris acte d’une « reprise significative », mais a en revanche pointé la nécessite de maintenir la pression dans la mesure où « le gouvernement semble plus ouvert mais a toujours du mal à s’engager ». Il réclame d’ailleurs l’organisation d’une « table ronde tripartite [organisations syndicales, patronat, gouvernement, ndlr] pour que le gouvernement fixe ses engagements par écrit vis-à-vis des grévistes ». Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a pour sa part déploré que « le flou » continue de prédominer sur la question du statut des cheminots, l’un des principaux points d’achoppement entre grévistes et Exécutif.

Hormis l’Unsa ferroviaire, « rassurée » par l’« engagement ferme de l’État », qui a dit examiner une éventuelle sortie de conflit, les autres organisations syndicales n’envisagent pas cette option.

SUD-Rail relève l’absence « d’avancées » pour les cheminots et aucun motif de « satisfaction » qui serait « de nature à faire cesser la grève ». Du côté de la CFDT, Laurent Berger, son secrétaire général, insiste sur la nécessaire « mobilisation pour aller jusqu’au bout » du processus parlementaire. Le syndicat étant à l’initiative d’amendements. Et dans les rangs de FO, on considère que « toutes les raisons de la grève sont encore là ».

S’il feint quelques concessions de façade en lieu et place d’un véritable dialogue social, le gouvernement est s’emploie aussi et surtout à fissurer le front syndical. Mais la majorité des organisations semble décidée à tenir bon.

La Marseillaise, le 26 mai 2018

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