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L’édito du TC par René Granmont. Il a reçu l’assassin de Gaza

Depuis près d’un mois et demi, l’armée israélienne réprime avec une violence inouïe les manifestations qui ont lieu chaque vendredi à Gaza. Les snipers de Tsahal, courageusement cachés derrière des dunes, ont, en quelques semaines, assassiné 120 jeunes Palestiniens épris de liberté et en ont blessé et gravement mutilé plus de 13.000. Ils ne l’on pas fait au hasard, visant délibérément les jeunes, les journalistes, les secouristes. Le tort de ces milliers de Gazaouis : avoir manifesté sur leur propre territoire pour que soit appliqué le droit au retour proclamé dès 1948 par l’ONU.

Les auteurs de ce crime de masse ne sont pas seulement ceux qui appuient sur la gâchette, mais bien ceux qui donnent les ordres. En l’occurrence, le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou. Celui-là même qu’Emmanuel Macron a reçu en grande pompe à l’Elysée, celui qu’il nomme familièrement « Bibi ». Une réception qui restera comme une tache sur la présidence jupitérienne.

Car il faut bien appeler un chat un chat et dire qu’un crime de guerre est un crime de guerre, qui que ce soit qui le commette. Emmanuel Macron a donc osé serrer la main à un homme qui a couvert et couvre encore des crimes de guerre.

Et que l’on n’ait pas l’indécence de nous resservir, comme a osé le faire le président de la République, la tarte à la crème de l’antisémitisme quand on condamne avec force la politique et les crimes de l’Etat israélien. Car il ne viendrait à personne l’idée d’accuser de racisme anti-chilien celui qui a condamné les crimes de Pinochet…

En recevant Benyamin Netanyahou, en l’exonérant de ses responsabilités devant les juridictions internationales, en refusant toute sanction contre Israël -alors qu’il les brandit à tout propos contre d’autres pays, comme le Venezuela-, en faisant condamner ceux qui organisent l’opération pacifique Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), Emmanuel Macron se fait, qu’il le veuille ou non, complice du boucher de Gaza. Et en lui serrant la main, il a aujourd’hui, « un peu de ce sang sur les mains ».

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