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SNCF : l’intersyndicale toujours déterminée

La proposition de l’Unsa de modifier le calendrier des mobilisations pour cause de bac n’a pas été retenue. Sans entamer l’unité syndicale qui maintient la pression, de Paris à Luxembourg Ville.

« On maintient la pression, le mouvement continue dans l’unité syndicale avec un calendrier qui ne bougera pas » : tel est le message délivré hier par Thierry Nier, secrétaire général adjoint de la CGT Cheminot à la sortie de la réunion de l’intersyndicale. Il s’agit du premier rendez-vous collectif après le vote par le Sénat, le 5 juin, de la réforme de la SNCF que d’aucun voulait voir comme le point final de la mobilisation.

Non seulement la pression continue mais les syndicats entendent bien faire bouger les lignes notamment à l’occasion de la réunion « tripartite » réunissant l’exécutif avec le patronat et les syndicats de la branche ferroviaire obtenue de haute lutte. Le gouvernement doit « jouer un rôle important dans les discussions, voire négociations qu’on espère voir apparaître » a ainsi martelé Thierry Nier.

La question du calendrier a été posée par l’Unsa qui a proposé un changement du calendrier des journées de grève pour faciliter les déplacements des candidats au bac, certaines séquences étant en effet programmées au milieu de la semaine des épreuves, entre le 18 et le 25 juin. Le sujet est abordé depuis deux jours par la direction qui communique allègrement sur le thème « les grévistes vous empêchent de passer le bac ». Avec un zèle certain, la direction a annoncé un dispositif « SNCF Exams » qui doit non seulement « sécuriser les trains qui desservent des centres d’examen » -via des bus ou des taxis !- mais aussi prévenir le rectorat en cas de problème pour qu’il autorise « l’admission de candidats jusqu’à une heure après le début de l’épreuve normale ». Guillaume Pepy, « s’est chargé d’annoncer que le plan de transport sera suffisant et adapté pour permettre aux étudiants d’aller passer le bac » a commenté Thierry Nier avant de conclure « l’entreprise prend ses responsabilités et nous, on garde le même calendrier ».

Pas de quoi cependant alimenter la discorde syndicale comme l’a précisé Roger Dillenseger secrétaire général de l’Unsa ferroviaire au sortir de la réunion. L’UNSA « reste dans l’unité syndicale » et « participe à l’action du 12 juin » -la journée de la colère cheminote, mardi- pour « peser sur les rendez-vous à venir » a précisé le syndicaliste en faisant référence à la commission mixte paritaire qui doit fixer lundi le texte final du projet de réforme de la SNCF.

En France et en Europe

Des représentants de l’Unsa ferroviaire étaient d’ailleurs bien présents, hier, aux côtés de ceux de la CGT et de la CFDT à Luxembourg Ville. Ensemble, ils ont manifesté en marge d’une réunion des ministres des Transports de l’Union européenne et dénoncer « les dangers de la libéralisation du rail ». L’appel a été lancé par le syndicat européen des transports (ETF) et des organisations venues de Belgique et du Luxembourg étaient dans un cortège cependant dominé par les Français.

« L’idée est de montrer que même quand notre ministre Elisabeth Borne est à l’étranger, on est capable de la suivre et de l’interpeller » a commenté Laurent Brun.

Aujourd’hui, les cheminots s’apprêtent à conduire leur 28e journée de grève, avec un TER sur deux et quatre TGV sur cinq annoncés par la direction. Hier, 44% des conducteurs étaient en grève, comme 39% des contrôleurs et 19% des aiguilleurs. Tous métiers confondus, le pourcentage de grévistes était de 14,28%, soit peu ou prou le même que celui du 29 mai, précédent jour de grève ayant eu lieu en semaine.

Angélique Schaller (La Marseillaise, le 8 juin 2018)

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