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Espagne. L’Aquarius accoste à Valence, fin du calvaire pour 635 migrants

La France s’est proposée pour accueillir une partie des réfugiés.

L’Espagne a annoncé hier qu’elle acceptait l’offre de la France d’accueillir une partie des 630 migrants secourus par l’Aquarius, attendus ce matin au port espagnol de Valence, après une semaine d’errance en Méditerranée. Dans un communiqué, la vice-présidente espagnole, Carmen Calvo, a indiqué que la France accepterait les migrants qui, une fois appliqués tous les protocoles prévus par le processus d’accueil, « exprimeront leur désir de rejoindre ce pays ».

Le nouveau chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez, « a remercié le président Macron pour sa coopération sur cette question ». Il « considère que c’est dans ce cadre de coopération que l’Europe doit répondre » à la question migratoire, ajoute le communiqué.

Mais dans le même temps, le ministre de l’Intérieur et nouvel homme fort de la politique italienne, Matteo Salvini, qui avait refusé le 10 juin l’accès aux ports italiens à l’Aquarius, a réitéré hier l’interdiction faite aux ONG d’accoster en Italie, au risque d’envenimer encore les tensions européennes autour de la crise migratoire.

L’épisode avait donné lieu à une crise diplomatique entre Paris et Rome : le président français Emmanuel Macron avait dénoncé la « part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » et ce dernier avait ensuite exigé des excuses de Paris, en estimant que la France n’avait pas respecté ses engagements en matière d’accueil de réfugiés.

Crise italienne

La controverse en Europe avait semblé retomber vendredi avec la visite à Paris du chef du gouvernement italien Giuseppe Conte mais M. Salvani a de nouveau jeté de l’huile sur le feu hier.

« Alors que le navire Aquarius navigue vers l’Espagne (arrivée prévue ce matin) deux autres navires d’ONG battant pavillon des Pays-Bas (Lifeline et Seefuchs) sont arrivés au large des côtes libyennes, en attente de leur cargaison d’être humains abandonnés par les passeurs », a déclaré sur Facebook M. Salvini.

« L’Italie ne veut plus être complice du business de l’immigration clandestine et ils devront donc chercher d’autres ports (non italiens) vers lesquels se diriger », a ajouté M. Salvini, chef de file de la Ligue (extrême droite).

En Espagne, en revanche, un grand élan de solidarité envers les migrants s’est exprimé cette semaine, alors que le précédent gouvernement conservateur de Mariano Rajoy était accusé d’avoir accueilli un nombre restreint de réfugiés, très en dessous des quotas négociés avec la Commission européenne il y a deux ans.

L’Indépendant, le 17 juin 2018

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