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Crise migratoire. Malte ouvre ses portes au navire Lifeline

Le bateau devait accoster sur l’île hier en fin de soirée.

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat a annoncé hier que le navire humanitaire Lifeline avec 233 migrants à bord allait être autorisé à accoster sur l’île où il était attendu en soirée, mettant ainsi un terme à une odyssée de près d’une semaine.

Le temps pressait pour le navire battant pavillon néerlandais, en quête d’un port d’accueil depuis six jours en Méditerranée. Il avait renouvelé dans la nuit de mardi à mercredi sa demande d’entrer à Malte et fait savoir que « de nombreuses personnes à bord souffrent de mal de mer » et que trois se trouvent dans son hôpital.

« Des procédures d’identification et de redistribution des personnes parmi les États membres (de l’UE, ndlr) seront engagées en garantissant les soins médicaux nécessaires », a poursuivi M. Muscat.

Huit pays pour les accueillir

Au total huit pays européens accueilleront les migrants : Malte, Italie, France, Espagne, Portugal, Luxembourg, Belgique et Pays-Bas.

Le Premier ministre maltais a précisé que le navire serait mis sous séquestre à son arrivée pour les besoins de l’enquête, estimant que son capitaine « a violé les lois internationales ». « La situation a été causée par les décisions du capitaine du navire qui a agi contre les lois internationales et ignoré les directives des autorités italiennes », a assuré M. Muscat. Naviguant jusqu’ici dans les eaux internationales, le Lifeline avait été autorisé en matinée « à entrer dans les eaux maltaises pour se protéger du vent », avait indiqué l’ONG plus tôt dans la journée.

La décision de faire accoster à Malte le navire humanitaire a été annoncée mardi par l’Italie et la France. Une solution décidée, selon la presse italienne, lors de la rencontre discrète, lundi soir à Rome, du président français Emmanuel Macron avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

Alors que le dossier des migrants empoisonne les relations entre Paris et Rome, M. Macron, venu mardi rencontrer le pape au Vatican, a semblé jouer l’apaisement en acceptant que son pays accueille une partie des migrants du Lifeline.

Par ailleurs, la France « salue le travail des ONG » mais celui-ci doit « se faire dans le respect du droit international », a déclaré hier le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, au lendemain des critiques du chef de l’État. Car, sans le respect des règles maritimes, « on risque d’aboutir à l’effet inverse », à savoir que les ONG « qui souhaitent prêter secours mettent en danger les personnes qu’elles sont venues » secourir, a-t-il ajouté.

L’Indépendant, le 28 juin 2018

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