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Catalogne. Quim Torra poursuit sa « tournée des exilés »

La Première ministre du gouvernement écossais, Nicola Sturgeon a reçu hier après-midi, le président de la Generalitat de Catalogne Quim Torra, en sa résidence officielle de Bute House à Édimbourg. La dernière audience de ce niveau date de 2008, quand le premier ministre écossais de l’époque, Alex Salmond avait rencontré à Barcelone le vice-président de la Generalitat Josep-Lluís Carod-Rovira.

Quim Torra s’est rendu en Écosse, dans le cadre de sa tournée auprès des « exilés », en l’occurrence l’ex-ministre de l’éducation du gouvernement Puigdemont, Clara Ponsatí, enseignante à l’université de Saint Andrews, sous mandat d’arrêt du juge d’instruction Pablo Llarena qui l’accuse de rébellion, et en attente d’une éventuelle décision d’extradition vers l’Espagne. En conférence de presse hier matin, Quim Torra s’est déclaré convaincu que la justice écossaise ne livrera pas l’enseignante à l’État espagnol. Le président de la Generalitat a assuré que « les exilés rentreront à la maison, que les (leaders) prisonniers seront libérés », et proclamé que la Catalogne, aussi, sera « libre » un jour ou l’autre. À l’adresse des journalistes britanniques, il a insisté que Clara Ponsatí est poursuivie « uniquement parce qu’elle a permis que les catalans puissent voter », une situation, à son avis, « impensable au Royaume-Uni ».

Suspension « indécente »

Quim Torra s’est aussi exprimé sans détours sur la suspension des fonctions parlementaires de 6 élus, dont l’ex-président de la Generalitat en exil Carles Puigdemont, prononcée par le juge d’instruction du Tribunal Suprême, Pablo Llarena, une suspension qu’il a qualifiée « d’indécente » : « Force est de constater encore une fois », s’est- il exclamé, « que la séparation des pouvoirs de l’État tient du mythe en Espagne ». La suspension des six élus en instance de procès, pose problème : si Roger Torrent, qui est à la tête du pouvoir législatif catalan refuse de délester de leurs fonctions ces députés, il se met en situation de « désobéissance » vis-à-vis du pouvoir judiciaire. Le problème étant que le juge aurait « inventé » une formule « inexistante » dans le règlement du Parlement de Catalogne : la suspension « provisoire » des élus qui selon lui, peuvent « remplacer » leurs confrères de parti juste le temps que tombent les verdicts : si les élus sont absous ou condamnés à des peines mineures, ils devraient récupérer leurs sièges. En outre, le Code pénal ne prévoit la suspension d’un élu que s’il est en prison… Or, l’ex président Carles Puigdemont est libre de ses mouvements en Allemagne…

L’avocat de ce dernier, Jaume Alonso-Cuevillas s’estime incapable de donner un avis sur la « suspension provisoire » : « c’est la Dimension Inconnue » d’une procédure qu’il estime « n’avoir jamais vu en 35 ans de profession ».

Joana Viusà (L'Indépendant, le 12 juillet 2018)

Les derniers prisonniers rapatriés

Hier à 13 heures, les trois derniers leaders indépendantistes incarcérés près de Madrid, Josep Rull, Jordi Turull et Joaquim Forn, sont arrivés avec deux fourgons banalisés des Mossos d’esquadra à la prison de Lledoners, à Sant Joan de Vilatorrada, près de Manresa, en Catalogne. Ils ont rejoint Oriol Junqueras, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart. Leur arrivée a été saluée par des centaines de manifestants arborant des banderoles en défense de la liberté des leaders indépendantistes.

L'Indépendant, le 12 juillet 2018

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