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Proche-Orient. La Palestinienne Ahed Tamimi, enfin libre

À l’issue de 8 mois de détention, Ahed Tamimi, une adolescente devenue icône de la résistance palestinienne contre l’occupation israélienne après avoir giflé deux soldats israéliens, est sortie de prison.

Ahed Tamimi et sa mère, Narimane, également incarcérée à la suite de l’incident qui a opposé la jeune fille et deux soldats d’occupation, ont été accueillies dans leur village de Nabi Saleh, en Cisjordanie.

« La résistance continue jusqu’à ce que l’occupation prenne fin », a-t-elle clamé, sa voix recouverte par les cris de ses soutiens, face à un mur de caméras, les épaules recouvertes d’un keffieh, symbole de la résistance palestinienne. Elle a remercié « tous ceux qui l’ont soutenu et soutiennent tous les prisonniers ».

Reçue par Mahmoud Abbas

Le père, Bassem, encadré de sa fille et de son épouse, les a accompagnées jusqu’à la maison familiale, sous les cris de la foule scandant : « Nous voulons vivre libres ! »

L’adolescente a rendu visite à des proches qui ont perdu l’un des leurs, tué en juin dernier lors d’affrontements avec des soldats israéliens. Elle a ensuite déposé des fleurs sur la tombe du dirigeant palestinien Yasser Arafat, à Ramallah et s’est rendue au siège de l’Autorité palestinienne, où elle a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas.

Le chef de l’Autorité palestinienne a salué l’adolescente, « un modèle de la lutte palestinienne pour la liberté, l’indépendance et l’établissement de notre État palestinien », selon un communiqué diffusé par l’agence de presse palestinienne Wafa.

Le président a également ajouté que « la résistance populaire pacifique est la meilleure arme pour faire face à l’arrogance de l’occupation et montrer sa barbarie au monde ».

Les autorités israéliennes ont tenu à limiter la médiatisation autour de la libération de Ahed Tamimi et sa mère, notamment en diffusant des informations contradictoires sur l’endroit par lequel elles étaient censées rentrer en Cisjordanie occupée après leur libération.

Samedi, deux Italiens et un Palestinien ont été arrêtés après avoir peint le visage désormais célèbre de l’adolescente aux longues boucles blondes sur le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie occupée.

Salah Hamouri toujours derrière les barreaux

Ahed Tamimi avait été arrêtée le 19 décembre 2017, quelques jours après avoir été filmée dans une vidéo devenue virale sur Internet. Les images la montraient en train de s’approcher avec sa cousine Nour Tamimi de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, dans la cour de sa maison à Nabi Saleh, un village de Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans. Les deux jeunes filles leur demandent de quitter les lieux, puis leur donnent des gifles.

Les Palestiniens louent Ahed Tamimi comme un exemple de courage face aux abus israéliens dans les Territoires palestiniens occupés.

En France, les partisans de la cause palestinienne ont salué la libération de Ahed Tamimi et appelé à celle de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien détenu sans jugement depuis le 23 août 2017. Ainsi, Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis a exhorté à « continuer la mobilisation pour obtenir sa libération », de même que l’élu FdG Montreuillois, Gaylord Le Chequer pour qui la sortie de prison d’Ahed Tamimi est « un espoir et un encouragement » pour obtenir celle de Salah Hamouri.

Léo Purguette (La Marseillaise, le 30 juillet 2018)

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