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Terres agricoles. Des divergences mises au jour

L’association Agir pour Catllar revient sur les annonces faites lors du Plui.

Fort, pourtant, d’un argumentaire bien ficelé présentant cinq orientations cadres du Plan d’aménagement et de développement durable (Padd) dans le contexte du Plan d’urbanisme inter-communautaire (Plui), Jérôme Lubrano, chargé de l’urbanisme au sein de la communauté de communes Conflent-Canigó (CCCC) n’a visiblement pas su convaincre ce jour-là (lors de la réunion publique au cinéma Le Lido, ndlr) les membres de l’association Agir pour Catllar. Cette dernière a relevé diverses interventions sur lesquelles elle souhaitait revenir en apportant son témoignage. Tout en promettant de livrer bientôt de nouvelles informations.

« Après l’énoncé des mesures envisagées par les élus et le cabinet d’études Cogeam, des citoyens ayant une autre vision pour améliorer la vie en Conflent ainsi qu’une meilleure prise en compte de la population, se sont exprimés, souligne-t-elle. À leur avis, cette étude a été réalisée hors sol, sans tenir compte des habitants concernés et impactés dans leur environnement et leur vie quotidienne, poursuit l’association. Tout d’abord, il a été suggéré que les bonnes terres agricoles et les jardins vivriers ne doivent pas être utilisés pour l’urbanisation, mais doivent au contraire être réservés à l’agriculture. Par contre, les terres plus pauvres doivent être allouées aux constructions futures, écologiques, à économie d’énergie, et se fondant dans le paysage ».

S’occuper de l’emploi

D’autres intervenants ont par ailleurs signalé « qu’avant d’envisager l’urbanisation, il faudrait s’occuper de l’emploi. Or, la projection présentée par le cabinet d’études ne nous a pas semblé suffisamment approfondie à ce sujet. Un consensus s’est dessiné autour du thème relatif à l’agriculture bio qu’il faudrait développer en finançant la reconversion des agriculteurs en accord avec la région, tout en aidant les jeunes à s’installer ». Et de conclure : « Il faudrait également créer une économie d’excellence bio pour alimenter les cantines, les hôpitaux, les maisons de retraite et l’ensemble de la population de ce territoire. Selon nous, ces mesures seraient un outil performant pour réaliser les prévisions d’emplois, ou même les dé- passer. Enfin une alimentation saine réduira forcément le nombre de maladies et diminuera les coûts des dépenses de santé ».

À suivre, donc.

Valérie Pons (L'Indépendant, le 3 août 2018)

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