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Femmes solidaires veut la peau des cartes postales sexistes

L’association féministe souhaite les voir retirées de la vente.

« On a décidé de partir en guerre car ces cartes postales dégradent l’image des femmes », déclare Marie Constant, secrétaire de l’association « Femmes Solidaires 66 », basée avenue Panchot à Perpignan. Et c’est le cas depuis le 1er août, l’association publie chaque jour une nouvelle carte, sur son compte Facebook. Multiplie les contacts avec les médias et Carine Delahaie, rédactrice en chef du magazine féministe Clara, fait le tour des plateaux de télévision. L’objectif : les faire retirer de la vente.

Si cette action a lieu en pleine saison estivale, ce n’est pas anodin. Le voyage, le soleil, la fête… tout cela correspond à l’été. Vendre des cartes postales, c’est vendre du rêve. Et le corps des femmes en fait partie, indéniablement. « Elles renforcent le stéréotype de la femme objet, consommable sous le prétexte de la blague », lâche la responsable catalane, également élue au comité national de l’association. « On pense que c’est du sexisme alors on lutte contre ça. En tant que féministes, on espère que notre action fera bouger les choses ». Et ces billets existent depuis toujours. Achetés et vendus sur le ton de la plaisanterie. « Pour les vannes, on peut se les faire entre nous. Entre amis. Mais pas comme ça, vu le contexte actuel », dénonce-t-elle.

Mais il y a un autre problème évoqué par les Femmes solidaires : les cartes postales sont à la vue de tout le monde et même des plus jeunes.

« Les photos représentées sont à caractère sexiste et parfois même pornographique. Et elles sont simplement disposées sur les présentoirs. Les revues de charme sont un minimum cachées dans les points de vente, ça devrait être pareil pour ces cartes. Les enfants n’ont pas à voir ça ! », s’insurge la féministe.

Les membres de cette association se battent aussi pour une #GénérationNonSexiste et #StopCultureDuViol, ces hashtags, sont en vigueur depuis quelques mois. Ce sont les luttes de 2018. Faire disparaître les propos sexistes et surtout essayer de faire diminuer les agressions envers les femmes. Voilà les objectifs de leurs campagnes. « On ne peut pas dire que lorsque l’on voit des photographies comme cela, de femmes dénudées, ça ne donne pas des idées. Elles banalisent les violences faites aux femmes, qu’elles soient conjugales ou non. Pour moi, c’est clairement un appel au viol », dénonce la secrétaire de Femmes Solidaires des Pyrénées-Orientales.

Le combat pour faire changer les mentalités et ainsi promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes continue.

Ludmilla Clocher (L'Indépendant, le 13 août 2018)

Contact : femmes.solidaires66@laposte.net.

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