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Parcoursup. 63.623 jeunes en attente

Au lundi 20 août, 63.623 jeunes étaient toujours en attente d’une réponse pour une place dans l’enseignement supérieur. Le ministère effectue désormais un tri entre les « candidats inactifs » (sic) et « ceux qui souhaitent s’inscrire dans l’enseignement supérieur ».

Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage. Le proverbe est appliqué par le ministère de l’Enseignement supérieur pour masquer l’échec criant du nouveau système d’admission aux études supérieures, la plateforme Parcoursup.

Cette usine à gaz laisse sur le carreau -et donc à la porte de l’Université, des IUT et autres BTS- pas moins de 63.623 jeunes, selon les chiffres recueillis hier par La Marseillaise sur le « tableau de bord » de la plateforme. Sauf qu’à y regarder de plus près, le gouvernement fait désormais le tri entre les candidats en attente ! Selon le ministère, sur les 63.623 jeunes sans réponse, 47.863 seraient des « candidats inactifs » (sic). Le site explique que « cette catégorie regroupe les candidats qui sont contactés par les équipes de Parcoursup pour identifier leurs souhaits pour la rentrée : ils peuvent demander à être accompagnés par la Commission rectorale ou s’inscrire en phase complémentaire ». Et puis il y a une autre catégorie qui regroupe « ceux qui souhaitent s’inscrire dans l’Enseignement supérieur ». Elle concerne « les candidats actifs qui sont à la recherche d’une place dans l’enseignement supérieur via Parcoursup », dixit la plateforme. Ils étaient au nombre de 15.570 au 20 août. C’est cette donnée qui est communiquée par la ministre Dominique Vidal lorsqu’elle est interrogée par les médias !

Jérôme Teillard, chef du projet Parcoursup au ministère de l’Enseignement supérieur, justifie la distinction : « les "inactifs" sont ceux qui n’ont pas répondu aux sollicitations les invitant à s’inscrire en phase complémentaire ». Mais selon l’étudiant-ingénieur Guillaume Quattara, qui a fait une analyse de plusieurs algorithmes de Parcoursup, « certains candidats ne sont pas au courant qu’ils doivent contacter le rectorat ou n’ont pas trouvé de formation satisfaisante sur la procédure complémentaire ». C’est le cas de Nathan, 19 ans, bachelier en 2016 qui a contacté le rectorat sans obtenir de réponse. Dans l’impossibilité de financer une école privée, il va chercher un emploi.

Françoise Verna (La Marseillaise, le 21 août 2018)

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