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Macron veut faire les poches des Français

Certaines prestations sociales ne vont être qu’en partie ou pas du tout revalorisées. Des choix qui sont dans le droit il des déclarations d’Emmanuel Macron sur le « pognon de dingue » qui serait dépensé. La réalité est tout autre : les minima sociaux, comme le RSA, représentent moins de 2 % du PIB et le modèle social français, certes perfectible, a fait ses preuves en faisant reculer la pauvreté.

Cela se précise : certaines prestations sociales ne vont être qu’en partie ou pas du tout revalorisées et les arbitrages seront connus en fin de semaine, affirme un article paru dans Les Echos vendredi.

Selon le quotidien économique, cette revalorisation partielle ou inexistante de certaines aides sociales pour 2019 doit permettre au gouvernement de réaliser des économies pour respecter son objectif budgétaire pour l’an prochain. Clairement dit, le gouvernement Macron-Philippe entend faire les poches des Français. Un coup de rabot qui concernera notamment les aides au logement et les minima sociaux.

Le taux de pauvreté le plus bas d’Europe

Ces décisions ne sont pas une surprise. Elles sont dans le droit fil des déclarations du printemps d’Emmanuel Macron qui estimait que les prestations sociales coûtaient « un pognon de dingue ».

Dans le collimateur du libéral Macron, on trouve en particulier le Revenu de Solidarité Active (RSA). Mais l’ensemble des minima-sociaux (RSA, prime d’activité, allocation adulte handicapé et miminum vieillesse) représentent en réalité moins de 2% du PIB soit 40,5 milliards. On est loin du « pognon de dingue » !

A ce propos, le dernier rapport de la DRESS -le service statistique du ministère de la santé- publié en juin dernier, démontrait qu’en ne dépensant pas plus que ces voisins européens, la France affichait des taux d’exclusion et de pauvreté plus faibles. Notamment un taux de pauvreté monétaire -nombre de personnes vivant avec moins de 1.000 euros par mois- de 13,6% contre 16,6% en Allemagne.

Quant aux prestations sociales, qui s’élevaient à 714,5 milliards d’euros en 2016, elles servent essentiellement (46%) à payer les pensions de retraite, la maladie et l’invalidité (35%). Une partie (5,5%) va aux aides au logement, 8% à la famille et 6% à l’indemnisation chômage. Rien de superflu et aucun assistanat ici puisque ces prestations sont essentiellement financées par les cotisations des salariés. Cette part du salaire que chacun accepte de mettre au pot commun et à laquelle s’attaque aussi le gouvernement via leur suppression et leur remplacement par une hausse de la CSG.

La démarche des macronistes est avant tout idéologique. Ils devront l’expliquer aux Français qui à 81%(*) estiment qu’il faut « maintenir le niveau des prestations plutôt que de le diminuer en échange d’une baisse d’impôt ».

Françoise Verna (La Marseillaise, le 25 août 2018)

(*) Baromètre annuel de la DRESS

Budgets sociaux : la guerre est déclarée !

« Pognon de dingue », « logique de guichet »… Ces derniers mois, le pouvoir macroniste prépare les Français à une mise en pièces du modèle social en arguant de l’inefficacité des prestations sociales et des minima sociaux. Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités (sic) et de la santé, joue dans cette mauvaise pièce le rôle du « gentil flic » en faisant mine de s’émouvoir des intentions du Premier ministre et du chef de l’État de geler le Revenu de Solidarité Active. Mais qu’attend-elle pour démissionner si les choix et orientations politiques de ses amis lui déplaisent autant ?

Un modèle issu du vieux monde

À croire que son émotion n’est que posture. Car lorsqu’elle est interrogée dans les médias, la ministre défend avec conviction le « changement de paradigme », autrement dit, de modèle de société, que Macron veut imposer au pays. Et fait sienne la petite musique consistant à murmurer à l’oreille des Français que l’argent ne sort pas de la pauvreté !

Ce modèle libéral est une vieille lune issue d’un vieux monde défendu un temps par Reagan et Thatcher avec les dégâts que l’on sait. Macron s’inscrit pleinement dans cette filiation.
 

Françoise Verna (La Marseillaise, le 25 août 2018)

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Macron veut faire les poches des Français

le 25 août 2018

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