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Collectif des jardins vivriers de Cattlar. « Ce projet est truffé d’aberrations ! »

Suite du « feuilleton » catllanais sur le projet d’urbanisation décrié par les riverains.

Dans ce second volet à nouveau la parole est donnée à Dany de Vera et Jean-Luc Curutchet qui ont créé le Collectif des jardins vivriers et riverains regroupant une trentaine de résidents, propriétaires de ces jardins à usage personnel menacés par un projet d’urbanisation(*).

Incompatibilités relevées

Il s’agit cette fois de préciser quelles sont, d’après eux, « ces aberrations et incompatibilités d’urbanisme dont est truffé le rapport » auquel ils ont eu accès. Sans oublier « l’information et la concertation inexistantes » dont ils se plaignent.

Et de développer : « Nous avons effectivement relevé des aberrations, mais également le manque de considération sur la dangerosité de l’accès ; du patrimoine et de l’archéologie existants. Le choix inapproprié du site car il détruit l’environnement et le cône de vue de l’entrée du village. Et enfin, le choix parfaitement injuste pour les propriétaires, dont la plupart sont des retraités au pouvoir d’achat en baisse ». Poursuivant « en ce qui concerne la question d’urbanisme il n’a pas du tout été tenu compte, dans ce projet municipal de construction d’immeubles et de parkings, de la zone aquifère et humide à préserver, instable et classée à risque faible et construction sous condition ; de la zone traversée par des canaux d’arrosage (branches secondaires du canal Rec de Dalt) ; de l’abondance de l’eau sur le site, qui avait notamment permis d’y construire, en 1830, un moulin à huile pas plus que des fréquents mouvements de terrain et de la proximité de la rivière Castellane ». Par ailleurs il semblerait, pour conclure ce chapitre, que l’accès dans ce secteur soit ardu « d’un côté la rue de l’Aire, où deux véhicules ne peuvent pas se croiser, débouche sur la RD 619 par une sortie très dangereuse : aucune visibilité ni à droite, ni à gauche. Et de l’autre côté par le chemin de Ballaury, très étroit également, et utilisable que par un seul véhicule ! ».

Valérie Pons (L'Indépendant, le 26 août 2018)

(*) De type Bimby (« Build in my back yard » : en gros construire une maison entre 2 maisons) comprenant de 8 à 10 logements.

Le patrimoine et l’archéologie du site en danger ?

Le Collectif des jardins vivriers et des riverains a mis en avant, dans son argumentaire, le patrimoine et l’archéologie présents sur le site. Les terrains « en cause » se trouvent derrière un mur très ancien, classé et indiqué dans le PLU comme « chemin à conserver ». A proximité, l’oratoire Sainte-Anne, situé sur la RD 619, à la sortie du village (direction Molitg-les-Bains, à gauche de l’entrée du cami de Mosset) « devra être déplacé sur la RD 619 de 300 m environ, à la limite extrême du lieu-dit le Balcon, un quartier du village », explique Dany de Vera. « Or ce monument religieux, vestige du passé, a une signification dans son emplacement actuel. Il était un lieu de dévotion et de recueillement pour les pèlerins lors de leurs pérégrinations sur le chemin de Saint-Jacques... La population est très attachée à cet emblème et ne veut pas qu’il soit déplacé ! D’ailleurs l’association Els amics de Catlla avait déjà écrit une lettre à Mme Pujol, en juillet 2010, pour qu’elle ne le fasse pas déplacer. N’oublions pas enfin que ces jardins et l’oratoire se trouvent dans le périmètre de la chapelle de Notre-Dame de Riquer, (classée), de l’église Saint-André (inscrite) et dans un secteur où est également répertoriée une roche gravée de Ballaury. Les services de l’archéologie ont été prévenus par le collectif ».

Valérie Pons (L'Indépendant, le 26 août 2018)

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