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Macron prêt à enterrer l’impôt à la source ?

La réforme préparée sous le quinquennat de François Hollande devait entrer en vigueur le 1er janvier 2019. Emmanuel Macron se donne un délai de quinze jours pour trancher sur son possible abandon, inquiet des conséquences sur sa popularité déjà en berne.

« Nous n’allons pas mettre en place une réforme dont nous pensons qu’elle peut générer des incompréhensions ou des difficultés pour nos concitoyens ». Lors de la conférence de presse qui a suivi le conseil des ministres, vendre- di, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux n’a pas vraiment levé les doutes sur un possible abandon du prélèvement de l’impôt à la source.

Au contraire, son propos ouvre la porte à ce scénario alors que l’administration fiscale s’est mobilisée depuis des mois pour être fin prête. Benjamin Griveaux a répété les doutes du président de la République Emmanuel Macron qui avait annoncé, jeudi, qu’il attendait « des réponses précises » avant de décider, après des mois de préparation du pays à cette réforme majeure.

« J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme, mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale », avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse à Helsinki (Finlande). « J’ai besoin d’une série de réponses très précises et d’être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place », a-t-il ajouté.

38 millions de foyers fiscaux concernés

La crainte de Macron pour sa popularité, déjà en berne, est la principale raison de ces atermoiements. Dimanche, le Premier ministre, Édouard Philippe, avait semé le doute en promettant de faire « le point » d’ici quelques semaines.

Lancée sous le quinquennat précédent, la réforme, qui va concerner près de 38 millions de foyers fiscaux, avait déjà été retardée d’un an par le gouvernement d’Édouard Philippe à son arrivée. L’impôt sera collecté directement sur les salaires ou les retraites, et non plus acquitté un an après, comme c’est le cas actuellement.

Pour justifier l’indécision de Macron, Benjamin Griveaux a chargé le gouvernement précédent et François Hollande en particulier. « J’ai la faiblesse de penser que ceux qui nous ont précédés attachaient assez peu d’importance aux détails et à ses caractères techniques ». L’intéressé a répliqué de Cherbourg, vendredi. « Cette réforme était prête. Les fonctionnaires du ministère ont fait tout le travail. Après, c’est un problème de choix politique », a taclé l’ancien président.

Françoise Verna (La Marseillaise, le 1er septembre 2018)

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