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Michel Perraud. Les retraites « à la Macron » attisent la colère populaire

Militant CGT, retraité de la métallurgie

D’abord, écartons au préalable les confusions de langage : M. Delevoye, homme de droite désigné Haut-commissaire à la réforme des retraites, après avoir consulté les organisations syndicales, va les réunir le 10 octobre pour les consulter sur le projet de retraite que Macron veut mettre en place. C’est-à-dire qu’il va citer Coluche : « dites-moi ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer ».

Soyons clairs : une négociation entre le patronat et le gouvernement, d’une part, et les organisations syndicales, d’autre part, n’a lieu que s’il y a, au préalable une mobilisation réelle des classes populaires.

Quand Macron dit, devant le congrès de la FNMF, que sa politique est pensée en fonction des individus et des marchés, que dit-il ? Que les intermédiaires -syndicats, collectivités territoriales ou associations- ne sont que des figurants dans la comm' présidentielle.

De plus, il récuse le bien commun et sa prise en charge par les services publics ou nationalisés. Enfin, comme tous les libéraux, il prétend que « les marchés » tendent vers un équilibre, bien que l’histoire des faits économiques montre au contraire des marchés en crise rendant les riches plus riches et les pauvres plus pauvres et plus nombreux. Et puis, on n’en peut plus d’en- tendre parler de cotisations « patronales ». D’abord, pour l’Insee, les cotisations « patronales » font partie de la rémunération des salariés. Curieux ? Mais pas du tout : les salaires nets et les cotisations dites « patronales » as- surent la reproduction de la force de travail, qui comprend les jeunes avant 16 ans, la population active salariée (chômeurs compris) et les retraités.

C’est cela qui fonde les intérêts solidaires des personnes qui deviendront salariées, celles qui le sont ou aspirent à l’être, et celles qui sont retraitées. Au 19ème siècle, c’était la minorité de la population. Aujourd’hui, ces personnes composent 90 % des résidents.

Unis et déterminés, face à la bourgeoisie capitaliste, on peut gagner. Car le rapport de force aidant, une véritable négociation peut s’ouvrir. Qu’on y pense le 9 octobre pour mieux préparer le 10. Cela devient très urgent !

La Marseillaise, le 14 septembre 2018

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