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Manuel Valls. Le député dépité qui se cherche une niche

Pauvres électeurs de l'Essonne. Les voici dépossédés de leur leader historique. Un certain Manuel Valls. Depuis plusieurs mois, l'ancien Premier ministre socialiste, installé avec armes et bagages sur un strapontin de La République en Marche, œuvre pour le bien-être des habitants... de Barcelone. Avec une abnégation qui force le respect et l'admiration, il s'est lancé dans une campagne pour tenter de ravir la capitale de la Catalogne. Problème : l'homme est très occupé. Entre deux passages pipolitiques dans Paris Match et Closer, à propos de ses amourettes, Valls est aussi député français. Il perçoit, à ce titre, des indemnités d'un montant total de 7 209 euros. Indemnités payées par le contribuable français auquel son nouveau compagnon d’armes, Édouard Philippe, a demandé de « faire des efforts ».

À l’Assemblée nationale, un réglement laxiste

Mais l'honorable ex-serviteur de l'État vit mal sa situation. Au point de se retrouver dans le peloton de tête des députés les moins présents à l'Assemblée nationale. Sans doute un excès de culpabilité. Ou peut-être la peur d’être déchu de sa nationalité, disposition défendue par ses soins, mais qui avait capoté sous la pression d’esprits chagrins, soucieux de ne pas créer des Français de seconde zone…

L’Assemblée nationale est pourtant dotée d’une déontologue. Cette dernière, si le réglement le lui permettait, pourrait obliger le député de l’Essonne à une présence plus régulière. Mais ce dernier, bien trop futé, s’amuse des dispositions actuelles que l’on peut aisément taxées de laxistes. Manu s’arrange pour venir les mercredis, jours de présence importants pour éviter les sanctions financières mises en place pour contrer l’absentéisme des parlementaires. Puis, à peine l’heure du goûter passé, il reprend l’avion direction Barça. Là-bas, des humoristes s’amusent de l’opportunisme présumé de notre ancien Premier ministre. Les gens sont méchants.

Heureusement, Manu « Che » Valls ne se laisse pas impressionner par ces quolibets. Et si, d’aventure, il prenait, une nouvelle fois, un râteau électoral, promis, il briguerait la présidence des Calanques. Si les mérous le soutiennent, naturellement.

La Marseillaise, le 15 septembre 2018

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