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Migrants. L’UE brasse du vent à Salzbourg

Encore un acte manqué pour l’Union Européenne ? Les discussions concernant l’accueil des réfugiés et le Brexit piétinent. L’Italie et la Hongrie sont réticentes quant à un renforcement de l’agence européenne de garde frontières. Theresa May promet de nouvelles propositions.

Le sommet européen, qui se tient à Salzbourg depuis mercredi, et s’est terminé hier, était-il un échec annoncé ? Si l’on en croit l’absence de mesure annoncée, la réponse est oui. Bien qu’aucune prise de décisions majeures n’étaient prévues, les pays sont restés campés sur leurs positions.

Un sommet « informel » qui devait faire avancer les discussions sur deux points majeurs au moins : la crise des réfugiés et le Brexit. À ce sujet, Le Royaume-Uni doit quitter l’Union Européenne le 29 mars prochain et de nombreux sujets restent en débat. Notamment, la question de la frontière entre l’Irlande du Nord, faisant partie du Royaume-Uni, et la République d’Irlande, membre de l’Union. Theresa May comme les membres de l’UE ne veulent pas d’un retour à une frontière physique. Néanmoins, les propositions de la Première ministre britannique n’étaient pas au goût du reste de l’assemblée. « J’aimerais bien que les choses avancent, car le temps commence à manquer », a regretté Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Theresa May a donc répondu qu’elle présenterait « bientôt [ses] propres propositions ». Un accord doit avoir lieu au Conseil européen du 18 octobre prochain, puis un mois plus tard, les 17 et 18 novembre.

Statu quo pour les réfugiés

Même constat pour la crise des réfugiés. L’Europe ne parvient pas à proposer une solution d’accueil pérenne, bloquée par son extrême droite. La proposition d’augmenter le nombre de gardes frontières Frontex à 10.000 d’ici 2020 n’a pas fait que des heureux. Notamment l’Italie qui refuse toujours d’ouvrir ses ports aux réfugiés, ainsi que la Hongrie. L’Espagne, d’abord réticente, n’y voit finalement « pas d’inconvénient ». L’accueil des réfugiés semble être une priorité moindre que la protection des frontières pour Sebastian Kurz, chancelier autrichien qui a fait rentrer l’extrême droite dans son gouvernement en décembre 2017. Il est d’ailleurs à la base d’un partenariat avec l’Égypte allant dans ce sens et qui pourrait être élargi.

Amaury Baqué (La Marseillaise, le 21 septembre 2018)

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