Fédération des Pyrénées-Orientales

Fédération des Pyrénées-Orientales
Accueil
 
 
 
 

Ligne Cerbère/Perpignan/Cerbère : DANGER.

Alors que le réseau ferré national manque cruellement de maintenance et d’investissements, le gouvernement s’en prend aux salariés, menace les « petites lignes » et jette le réseau ferré dans le réseau de la concurrence !. En 10 ans dans notre département, le nombre de camions transitant par le Perthus est passé de 9.000 camions/jours à 18.000 ! Ce n’est pas une solution !

Les témoignages convergent pour dire que le gouvernement et la direction de la SNCF veulent encore aggraver cette situation en fermant les lignes à tout va et en transférant le déficit de gestion aux Régions. En Occitanie Roussillon, 50% du réseau est fait de petites lignes. La Région consacre déjà 300 millions d’euros par an pour faire rouler les TER. Elle est la seule région avec la Bretagne qui a refusé la mise en concurrence. Dans sa nouvelle convention avec l’état et la SNCF, elle offre un quart de places en plus sur le réseau régional.

Malgré tous ces efforts la SNCF a décidé de fermer le centre de maintenance de Cerbère et mettre au rebut les trains Corail, que la région venait de rénover, ce qui va entraîner une perte d’argent considérable. Les liaisons directes jusqu’à Port-Bou ne sont plus que partiellement assurées. Tout donne à penser que la SNCF veut liquider les trains de voyageurs sur ligne Cerbère/Perpignan/Cerbère et contraindre les usagers à prendre le bus ou la voiture !

Comment espérer relancer l’emploi et le développement dans des territoires où (après la Poste, les établissements de santé…) on aura fermé les gares ?

Comment garantir les liaisons sur la Côte Vermeille avec l’Espagne sans garantir l’activité d’entretien sur Cerbère ? Quel avenir pour nos villages ? Pour nos emplois et ceux de nos enfants ? Pour nos artisans et commerçants ? Pour l’activité touristique ?

Comment respecter des engagements écologiques avec le double de camions sur des routes  étroites et tortueuses ?

Les syndicats de cheminots, les associations d’usagers et d’élus, des formations politiques comme le PCF, formulent des propositions qui convergent :

  • Sur l’organisation du trafic voyageurs et l’emploi : Le cadencement par Port-Bou de tous les trains régionaux soit une ligne Perpignan/ Port-Bou/ Perpignan pour aller vers un train toutes les heures avec des arrêts supplémentaires type RER. Le maintien et le développement de l’atelier de maintenance de Cerbère (60 ans d’existence, de la place, 9 voies de plus de 300m, 5 voies de 150m, des équipements importants et des cheminots compétents, des fournisseurs sur place).
  • Les liaisons grandes métropoles effectuées par des Corail (Cerbère/Marseille/Toulouse/ Avignon).
  • La remise en service d’un Talgo couchette régulier Paris / Barcelone.
  • La remise en service quotidien des trains couchettes Cerbère/Paris et Cerbère /Strasbourg avec entretien à Cerbère, des horaires et des conditions de billetterie mieux adaptés.
  • Systématiser la création de comités de ligne ouverts aux salariés, usagers, élus…

Pour le financement :

  • La dette peut être reprise à taux zéro par la Caisse des dépôts et les banques en exigeant son financement par la Banque centrale européenne et il faut instaurer une écotaxe régionalisée.
  • Renationaliser les autoroutes et créer un livret d’épargne transport.
  • Etendre la taxe sur les bureaux  et sur les parkings d’hypermarché (qui existent en région parisienne) à toute la France.
  • Créer une écotaxe poids lourds régionalisée.

Les besoins sont criants, les solutions existent, les propositions constructives doivent être connues  : près de 2.000 personnes ont déjà signé la pétition lancée en mai par la section AMI du PCF (secteur Bages, Elne, Argelès Côte Vermeille) et la collecte, très bien accueillie, continue. Lors de réunions convoquées par l’Association des usagers de la ligne Perpignan-Port-Bou et « oui au train de nuit » les propositions déjà citées ont été complétées. Il faut élargir et rendre publiques ces initiatives notamment par la remise des pétitions à la direction de la SNCF, la participation à l’AG de l’association  des usagers, l’appel et le soutien à la rencontre en cours d’organisation entre Jean-Luc Gibelin, vice-président communiste aux transports de la Région Occitanie, et des partenaires espagnols.

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 
44 Avenue de Prades 66000 Perpignan Tél: 04.68.35.63.64