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Consommation. Les prix du carburant continuent de flamber

Un sujet sensible pour l’exécutif, sous le feu des critiques.

La montée plus rapide que prévu des prix du pétrole met en difficulté l’exécutif, qui a fait voter une forte hausse des taxes sur le carburant pour favoriser la transition énergétique mais s’expose à de nouvelles critiques sur le pouvoir d’achat.

« Une bombe atomique », selon le député LR Marc Le Fur. Une « flambée dangereuse », pour l’association 40 millions d’automobilistes… Les mises en garde et les reproches se sont multipliés ces derniers jours, dans les médias comme à l’Assemblée nationale, sur l’envolée des prix à la pompe. Un phénomène lié à la hausse mondiale des cours du pétrole, qui dépassait hier matin les 80 dollars le baril contre 57 dollars voilà un an, mais aussi à la hausse de fiscalité, qui pèse pour 60 % des prix des carburants.

Rattrapage du diesel

L’exécutif a en effet augmenté en 2018 les taxes sur l’essence et sur le diesel, respectivement de 4 et 7 centimes d’euros par litre, pour favoriser une convergence fiscale entre ces carburants et lutter contre le réchauffement climatique.

Cette politique devrait être renforcée en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l’essence, puis à nouveau jusqu’en 2022, l’objectif étant de rendre l’essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant.

« Le fait qu’il y ait un rattrapage du diesel sur l’essence pour des raisons de santé publique ne nous pose pas de problème, c’est même assez logique », assure François Carlier, délégué général de l’association de consommateurs CLCV. « Le problème, c’est qu’aujourd’hui on cumule de fortes augmentations de taxe et la flambée des prix du pétrole », ajoute François Carlier, qui appelle l’exécutif à geler les hausses prévues l’année prochaine pour éviter de pénaliser les contribuables, « notamment dans les zones rurales ».

Les prix du diesel sont en effet passés au-dessus de ceux de l’essence ces derniers jours dans plusieurs stations-service. Un phénomène inquiétant pour le portefeuille des contribuables, le gazole représentant 80 % des volumes de carburant vendus en France.

« La maison brûle »

Pour le gouvernement, englué depuis plusieurs mois dans une polémique sur le pouvoir d’achat et accusé de négliger les populations rurales, le sujet est sensible, d’autant que les prix du pétrole devraient rester élevés au cours des prochains mois.

« Il y a une vraie difficulté, je le reconnais », a concédé hier le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, disant « entendre » les problèmes rencontrés par « les personnes qui prennent leur véhicule diesel pour se rendre au travail le matin ».

Pas question pour autant de revenir sur le calendrier fiscal du quinquennat. « Soit la maison brûle, soit elle ne brûle pas. Mais si la maison brûle, il est temps de s’en occuper et d’apporter des réponses », a insisté le ministre lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale.

L'Indépendant, le 18 octobre 2018

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