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Communiqués. Soutien à la famille Mitaj

Cécile Descamps, pour le collectif des personnels du collège Pons

Deux enfants voient le jour se lever en France et ont peur de mourir. Comment peut-on accepter ça ? Amarilda (16 ans) et Kévin (10 ans) sont les enfants de Marjana et Kastriot Mitaj. Cette famille albanaise a dû quitter son pays, l’Albanie. Un premier déchirement, mais Kastriot a été visé par une fusillade pour avoir voulu défendre sa fille. Qu’auriez-vous fait ? Cette famille, avec une bonne situation en Albanie, parlant plusieurs langues mais pas le français, trouve refuge en France, à Perpignan. Elle s’intègre de la meilleure des façons : par l’éducation et le respect des valeurs françaises. Amarilda, un an et demi après être arrivée, obtient le brevet mention très bien et intègre le lycée sélectif Fançois Arago à Perpignan. Avant de partir, Amarilda me laisse un cadeau : une frise faite de feuilles A4 de couleur reprenant une phrase de Xavier Dolan que j’avais dit à ma classe dont elle faisait partie : « Je pense que tout est possible à qui ose, rêve, travaille et n’abandonne jamais… ». Entre-temps, pendant la période de congés d’été, la famille Mitaj est assignée à résidence. Ils doivent aller signer au siège de la police aux frontières tous les mercredis. C’est difficile, mais la famille continue de s’intégrer. Après une première Obligation de Quitter le Territoire Français que la famille a refusé par peur de retourner en Albanie et de mourir, le secrétaire général de la préfecture assure que tant que leur recours au conseil national des demandeurs d’Asile n’est pas traité, la préfecture ne leur demandera plus de quitter le territoire. C’est la rentrée. Amarilda entre en seconde et obtient des premiers bons résultats. Elle dort 4h par nuit car elle est très stressée et souhaite obtenir les meilleurs résultats. Elle veut être professeur de mathématiques. Kévin est lui aussi scolarisé et fait son maximum. Kastriot trouve un stage pour assurer son insertion effective au cas où la CNDA reconnaîtrait grâce aux preuves apportées et non prises en compte par l’OFPRA, le danger de mort que la famille encoure. Celle-ci poursuit son apprentissage du français.

Le mercredi 24 octobre, les Mitaj se rendent à la police aux frontières pour signer comme tous les mercredis. Ils en ressortent séparés dans deux fourgons qui les emmènent au centre de rétention administrative de Toulouse. Amarilda nous appelle en pleurant. Nous sommes impuissants. Amarilda ne pourra pas faire ses devoirs. D’ailleurs, ils ne passent même pas à leur hôtel. Les affaires seront rassemblées par la gérante et récupérées par la police. Aux dernières nouvelles, ils sont en train d’embarquer pour l’Albanie. Ils n’ont plus leurs portables depuis mercredi soir. Nous sommes dans l’incompréhension totale. Pourquoi ce premier mercredi des vacances ? Pourquoi ne pas avoir attendu le résultat du conseil national des demandeurs d’Asile ? Pourquoi infliger cela à cette famille si bien intégrée ? Pourquoi infliger ces blessures psychologiques à des enfants ?

M. le préfet, pourrez-vous assumer cette décision s’ils devaient être tués en Albanie ? Citoyennes et citoyens, qu’auriez-vous fait à leur place ?

Nicolas Garcia. Expulsée par l’État Français,
la famille Mitaj est en danger de mort en Albanie !

Mercredi 24 octobre, nous étions plus d’une centaine, devant la préfecture pour essayer d’empêcher l’État français d’expulser la famille Mitaj (parents et enfants), arrêtée (illégalement d’après les associations de défense et de soutien) dans la journée par la PAF et envoyée manu-militari au CRA (Centre de Rétention Administrative) de Toulouse. A l’heure où ces lignes sont écrites (jeudi 25/10 à midi) la famille Mitaj est dans l’avion pour l’Albanie où la vie de tous ses membres est menacée par les diverses milices et mafias locales. Malgré les recours des associations l’État français et son représentant départemental, sont restés inflexibles et ont intouchable affectivement au cas de cette famille bien intégrée avec des enfants scolarisés et en pleine réussite. La famille a été séparée, mise en geôles, portable confisqués, ce qui a aggravé l’angoisse surtout pour les enfants. Insupportable pour celles et ceux qui comme les communistes français souhaitent une France plus hospitalière. La France n’est grande que quand elle est fidèle à ses valeurs, forgées depuis la Révolution Française au fil des luttes, des décisions législatives, des actions populaires et citoyennes de son peuple ouvrier, intellectuels, artistes, politiques… Ces valeurs qu’elle a diffusées dans le monde entier, il serait curieux qu’elle soit la première à les bafouer.

EELV Pays Catalan. Expulsion indigne de la famille Mitaj

Depuis des semaines une solidarité à la hauteur des inquiétudes s’était créée autour de la famille Mitaj et d’Amarilda, jeune lycéenne du Lycée Arago, sur le coup d’une obligation de quitter le territoire alors que des menaces avérées à leur encontre existent en Albanie. Malgré des promesses préfectorales de ne rien intenter avant un réexamen par la Cour Nationale du Droit d’Asile, la PAF a emmené la famille en Centre de rétention puis les a forcés à embarquer dans un avion pour l’Albanie. EELV condamne fermement, sur le fond et dans la forme, ce qui s’apparente à une rafle, à un déni d’humanité et à des pratiques de sinistre mémoire. À travers cet exemple local, c’est toute une application méthodique du traitement fait aux étrangers, immigrés, réfugiés, demandeurs d’asile et sans papiers concoctée par le gouvernement qui est mise en lumière et que tout démocrate se doit de dénoncer.

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