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Stopper la marée brune au Brésil et partout dans le monde

L'élection de Jair Bolsonaro est le signe d'un recul social sans précédent au Brésil. Son programme : élargir la possibilité de payer à l’heure, allonger la durée du travail, reculer l’âge de la retraite et baisser les pensions. Il annonce 150 privatisations de grandes entreprises, il promet de sortir de l’accord de Paris sur le climat et d’ouvrir l’Amazonie au développement de l’agro-business, il se revendique homophobe, raciste, sexiste et nostalgique de la dictature.

Le Brésil s’ajoute à la liste déjà longue en Europe où l’extrême-droite participe à des coalitions : Italie, Autriche, Finlande, Bulgarie. Où elle gouverne sous un faux nom comme le Fidesz d’Orban en Hongrie qui est officiellement dans le camp des simples partis de droite, ou le parti polonais Droit et Justice qui siège aux côtés des conservateurs anglais dans l’hémicycle européen où le PPE regroupe plusieurs de ces formations. Sans oublier les pays où elle arrive aux portes du pouvoir, comme en France avec Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2016. Ni, hors Europe, les cas de Trump aux États-Unis ou de Duterte aux Philippines.

Un sinistre panorama qui ne doit pas faire oublier que la messe n’est pas totalement dite. Le parti de Bolsonaro n’est que la deuxième force au congrès derrière le parti travailliste. Il n’a pas les moyens de gouverner seul et devra donc faire des alliances.

Les défenseurs de la démocratie se disent d’ores et déjà prêts à se battre, dans une démocratie malmenée depuis le coup d’État de Terner qui a destitué Dilma Rousseff il y a deux ans et mis en prison Lula.

Le Brésil est sous la menace d’une purge comme il n’en a jamais connue après l’annonce de Bolsonaro durant la campagne d'« un grand nettoyage des hors-la-loi gauchiste ».

Outre le Brésil, l’on peut craindre la montée de « la peste brune » partout dans le monde, Pierre Laurent exhorte à prendre « des mesures politiques humanistes, sociales et solidaires », autrement dit à s’attaquer à ce qui fait le lit de la montée de l’extrême droite.

L’extrême droite, est l’amie des marchés financiers. Le programme de Bolsonaro est très alléchant pour engranger une manne considérable de profits financiers avec le pillage de l’Amazonie en dépit du réchauffement climatique et de la sauvegarde de la planète.

Les marchés financiers, après l’avoir encouragée, applaudissent sa victoire. Son homme de main ultra-libéral et futur ministre de l’Économie, Paulo Guedes est, lui aussi, un nostalgique des régimes autoritaires. Il fut professeur d’économie sous la dictature de Pinochet au Chili.

Le trait commun aux extrêmes droite est le rejet de l’étranger et la connivence avec un système économique sans foi ni loi. Dans les années 30, les affairistes et grands groupes industriels se sont enrichis avec Hitler et Mussolini. Rappelez-vous leur dicton à la fin des années 30 : « plutôt Hitler que le Front populaire ». Et même si l’histoire ne se répète jamais, elle bégaie dangereusement.

Des sursauts sont observés : en Allemagne contre la percée de l’AFD des manifestations monstres sont organisées. En France, les appels à la fraternité émergent. Mais il en faudra plus pour endiguer la vague brune.

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