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L’édito du TC par Roger Rio. La gangrène fasciste

L’élection du candidat de l’extrême droite, Jair Bolsonaro, au Brésil, montre à quel point le fascisme, sous toutes ses formes, gagne du terrain sur l’ensemble de la planète. La première économie d’Amérique latine, la sixième mondiale et un des pays les plus peuplés a porté à sa tête ce qui semblait être un « épouvantail à moineaux » il y a peu, et qui, aujourd’hui laisse pantoise la planète. Le personnage est une synthèse entre l’orthodoxie libérale en matière économique et un sectarisme outrancier en matière de mœurs et de démocratie. Son admiration déclarée pour la dictature militaire qui a sévi dans son pays de 1964 à 1985 ne laisse aucune place au doute quant à ses intentions.

Cette élection n’est que l’ènième avatar de cette dérive fascisante que l’on constate un peu partout . Le mouvement, commencé en Europe, s’étend aujourd’hui dans le monde entier. De Rome à Berlin, de Vienne à Varsovie, de Paris à Rio, partout la peste brune ronge les sociétés malades du capitalisme. L’effondrement du bloc soviétique, l’incapacité de la gauche sociale démocrate à répondre aux besoins des populations, la difficulté pour le mouvement communiste à se faire entendre et à proposer une alternative comprise par le plus grand nombre, sont autant de facteurs qui ont aidé à la propagation de ce phénomène.

Mais le capitalisme globalisé reste la première cause de l’extension de ce cancer. L’exploitation poussée à ses extrêmes, de manière brutale ou sophistiquée suivant les pays, la mise en concurrence des populations, la destruction des protections sociales et la casse généralisée des services publics poussent les individus au désespoir et les jettent dans les bras des pires démagogues qui soient. Le réflexe de repli nationaliste s’accentue alors qu’il serait urgent de chercher les convergences entre les peuples pour mettre fin à la domination du capitalisme mondialisé responsable des maux des Humains et de la planète. Il faut en finir avec ce système en décomposition qui ne connait qu’égoïsme et haine. Comme avec Hitler, le capitalisme avance ses pions pour mieux préserver ses intérêts.

Plus que jamais la question du communisme est posée. Face à la dégénérescence de ce système en fin de vie, la seule vraie alternative est la construction d’une société humaine basée sur le partage et l’égalité. Nous vivons ce moment où, comme le disait Antonio Gramsci « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. »

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