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Postes supprimés. Grève unitaire des enseignants

Pour la première fois depuis longtemps, l’ensemble des syndicats de l’Éducation nationale (FSU, CGT, FO, SIAES, Sud Education, UNSA et Sgen-CFDT) sont mobilisés ce lundi. En ligne de mire : les suppressions de postes annoncées pour 2019. Mais les raisons de cette grève historique sont multiples.

C’est un coup de semonce lancé, sur l’ensemble du territoire, par la communauté éducative à la veille de la discussion, mardi, du budget de l’Éducation à l’Assemblée nationale.

Le personnel en a marre qu'on leur demande toujours plus avec des orientations politiques qui ne vont pas dans le sens d'un vrai service public. L’Éducation nationale, que le gouvernement vend n’est pas celle que les enseignants ont choisi quand ils se sont engagés. Depuis des années, au fil des politiques menées par les gouvernements successifs, l’Éducation ne tire plus vers le haut.

C'est toujours l'austérité qui pèse sur la fonction publique et l’Éducation paie un lourd tribut. Sous couvert de créations de postes pour le primaire, bien qu’en deçà des besoins selon les syndicats, (1.800 pour 2019), le ministre Jean-Michel Blanquer va supprimer 2.650 postes d’enseignants dans les lycées et collèges publics. 400 postes de personnels administratifs passeront aussi à la trappe. Pour mémoire, en 2019, le gouvernement va supprimer 4.500 fonctionnaires d’État : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale. L’objectif du président Macron, sur le quinquennat, est de rayer 50.000 postes dans la fonction publique d’État. Or, l’éducation représente la moitié de cette branche de la fonction publique. La saignée pourrait donc continuer.

38.000 élèves de plus en collège en 2019

C’est une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des personnels qui est programmée. Et ce alors que l'on attend une forte augmentation démographique pour les années 2018 à 2022 dans le secondaire. On attend, en 2019, 38.000 élèves supplémentaires. La hausse a été de 34.000 en 2018. Ces projections sont issues d’une note de mai de la direction de l’évaluation, de la prospective du ministère.

Supprimer des postes n’est pas compatible avec l’ambition d’un enseignement de qualité et d’une plus grande égalité de réussite, ni d’une bonne administration du système éducatif. Les mesures mises en avant vont en effet dans le sens d’une idéologie qui prône la sélection et l’élitisme pour les élèves.

C'est pour ça que le corps enseignant compte se mobiliser : l'individualisation règne, chaque élève étant déclaré maître de son avenir scolaire professionnel. L’État se dédouane et ne lutte plus contre les inégalités qui se creusent.

Le pouvoir d'achat est aussi au centre des revendications : « Le gouvernement n’a pas saisi l’occasion du rendez-vous salarial pour revaloriser les salaires des agents publics. Ainsi, il n’honore pas la promesse de campagne faite par Emmanuel Macron d’améliorer le pouvoir d’achat de tous les salariés, puisqu’il laisse de côté plus de cinq millions d’agents ! Pire, il maintient le gel de la valeur du point d’indice », souligne la FSU.

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