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Catalogne. Nouveau projet de statut d’autonomie

Pour la première fois, le procureur supérieur de justice de Catalogne a décidé mercredi de ne pas donner suite aux poursuites qu’il avait engagées contre l’un des 720 maires accusés d’avoir facilité le vote du référendum interdit du 1er octobre 2017. Une cinquantaine d’entre eux avaient été entendus.

Point d’inflexion

Le député-maire de Mollesrusa Marc Solsona, premier élu à bénéficier de ce « revirement », a exprimé l’espoir que son cas marque un point d’inflexion mettant fin à « l’escalade sans frein de la justice ». Revirement aussi, au sujet de l’action de la police, dénoncée par de nombreuses victimes pendant le référendum. Pour la première fois également, un membre de la Police nationale, interrogé à la cité de la Justice de Barcelone, a affirmé que son groupe obéissait aux ordres d’un « Centre de commandement » parallèle à celui qui avait été mis en place en vue de coordonner l’action des agents de la Police nationale, ceux de la Garde civile et les Mossos d’Esquadra, dont la mission était d’empêcher le vote, en veillant à ne pas employer des « mesures disproportionnées ».

30 juges et 80 enquêtes en lien avec le réferendum

Outre les neuf leaders emprisonnés qui seront jugés par la cour suprême à Madrid, en janvier prochain, 33 juges d’instruction de Catalogne mènent à ce jour quelque 80 enquêtes sur le référendum d’indépendance du 1er octobre 2017. Côté politique, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, a décidé « d’accélérer » sur la question catalane avant les fêtes. Le 12 décembre prochain au cours d’une séance consacrée à la région catalane, au congrès des Députés, il proposera un nouveau projet de statut d’autonomie pour la Catalogne. Apprenant l’information, le président de la Generalitat Quim Torra, affirmait que « la page a été tournée » puisque les Catalans réclament maintenant le « droit à l’autodétermination ». Le 21 décembre prochain, neuf jours après le débat de Madrid, le président et son conseil des ministres se transporteront à Barcelone. Après la séance, le chef du gouvernement socialiste rencontrera le président Quim Torra au palais de la Generalitat. Des échanges qui interviendront alors que ce qu’on nomme « le procès du siècle » aura lieu quelques jours plus tard et qu’il sera suivi, au printemps 2019, des élections municipales puis européennes. Les verdicts contre les leaders indépendantistes sont attendus, eux, au début de l’été.

Joana Vuisà (L'Indépendant, le 17 novembre 2018)

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